Vérité ou réalité

La vérité est quelque chose de relatif, de subjectif, qui peut concerner deux choses contradictoires.

Il m’est souvent arrivé de voir deux personnes avoir raison, alors qu’elles étaient en complète opposition. Tout dépendait du point de vue ou l’on se plaçait.

La vérité est l’expression de la réalité dans une idée qui rassemble les gens autour d’elle. Cela peut être sujet à débat. Mais il ne s’agit là que de théories, de points de vue, de choses appartenant au domaine intellectuel et qui dépendant beaucoup des personnes, de leur sensibilité, du contexte, de l’angle de vue des observateurs, etc. C’est un peu voir une seule facette des choses, alors qu’il en existe des dizaines.

On croit une vérité, on ne la sait pas.

La réalité est ce qu’elle est, indépendamment des personnes. En soit, cela est, qu’on y croit ou pas, qu’on le sache ou pas, qu’on l’accepte ou pas. De même, les extraterrestres existent et agissent dans l’univers, c’est un fait, une réalité, qui ne dépend pas des convictions des uns et des autres pour exister. Qu’on soit incapable de le comprendre, qu’on soit volontairement aveugle ou que nos croyances nous empêchent d’y croire, il y a de la vie partout dans l’univers, c’est un fait, une réalité. Les faits sont les faits et ne s’embarrassent pas des croyances des uns et des autres.

On sait, on connaît, une réalité, on n’a pas besoin d’y croire.

On ne crée pas l’univers, c’est lui qui nous porte, qui est le nid de notre esprit, dans lequel nous mûrissons. Par conséquent ce n’est pas parce qu’on croit quelque chose que cela arrive, ni parce qu’on n’y croit pas que ça n’existe pas, on ne crée pas notre réalité, on crée notre perception de la réalité, ce qui est très différent. C’est une déformation issue du New Age, qui se rapproche beaucoup de l’anthropocentrisme, du monothéisme et de la structure patriarcale. C’est le fameux « Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. »1 de la Genèse. Être comme Dieu, co-créer l’univers, et toutes sortes d’idées similaires, qui montrent qu’on a affaire ici aux même détournements, présentés d’une façon plus acceptable pour le monde moderne.

Il y a une différence entre les opinions, les croyances, les pensées, les fantasmes et le fait de savoir une chose parce qu’on en a fait l’expérience. Nous, nous savons, car lorsque l’idée s’est présentée à nous, cela a été comme un déclic, comme une illumination. Nous avons su que c’était la bonne chose, comme avec un puzzle en 3D avec lesquels jouent les enfants en bas-âge, lorsque la pièce « tombe » à sa place dès qu’elle est au dessus d’une zone qui correspond à sa forme. C’est un peu comme si on n’apprenait rien, mais que l’on se souvenait de cette réalité. C’est un peu une vision qui parle au cœur tout de suite ! Quelque chose de flou devient clair. On peut sentir qu’il ne s’agit pas d’une construction intellectuelle. Il s’agit d’une expérience directe, qui peut la plupart du temps être suivie d’une démarche logique pour l’expliquer et en définir les contours. Mais d’abord c’est comme un flash percutant qui peut difficilement être remis en question, car au fond de nous, on savait déjà et on n’a pas besoin de davantage de preuves.

Par conséquent je n’enseigne pas une vérité parmi d’autres, ni La Vérité, mais simplement je fais part de ce que j’ai expérimenté, donc de ce qui est réel, au delà de mes croyances ou réflexions personnelles. Au pire je peux me tromper sur certains détails, ma condition humaine brouillant parfois un peu ma vision des choses, mais cela ne concernera que certains détails au sujet des populations que je présente, sur des souvenirs de mon passé, ou d’autres choses du même genre.
Mais pour ce qui concerne les principes spirituels, il ne s’agit pas de mes propres convictions, de mes pensées, de mes fantasmes, car cela est corroboré par d’autres qui partagent ma compréhension, sans que nous nous soyons concertés et pour qui ces convictions, tout comme pour moi, ne sont pas le fruit d’une réflexion mais plutôt quelque chose qui a éclairé leur esprit un beau jour suite à une expérience particulière (un peu comme Newton et sa pomme). Il s’agit davantage de révélation (en fait, de souvenirs qui remontent à la conscience) que de réflexions et de recherches personnelles. Ces prises de conscience ne disparaissent pas avec le temps, ni ne s’estompent. Il m’arrivera souvent de revoir quelques détails par la suite, pour les approfondir, mais sans que rien ne soit remis en question fondamentalement, et sans que rien n’entre en contradiction avec ce que l’on savait déjà.

J’ai eu des croyances par le passé, et ce que j’expérimente aujourd’hui est radicalement différent. Je ne crois pas que, je ne pense pas que, je n’imagine pas, ni n’envisage quoi que ce soit, mais je sais, d’une façon inébranlable. Et il ne s’agit pas, bien souvent, de la soupe trop épicée du New Age qu’on nous sert à toutes les sauces.

Cela peut paraître hautain et prétentieux mais j’en prends le risque, car il faut bien comprendre qu’il y a une nette distinction à faire sur les groupes et forums, entre le grand nombre de personnes qui partagent leur avis, à tort et à travers, suite à leurs réflexions (et c’est une bonne chose s’ils réfléchissent par eux-mêmes, même si dans la plupart des cas ce n’est qu’une illusion), et ceux dont je fais parti qui partagent leur expérience de vie avec discernement.

On pourra m’accuser d’être extrême, voire sectaire. Mais paradoxalement, je suis capable de faire preuve de recule dans mon rapport à l’autre, car j’envisage toujours, malgré tout, la possibilité que je puisse me tromper, ou être trompé, ou ne pas être assez vigilant. C’est une posture purement intellectuelle bien sûr, une mesure de sécurité comme une autre. Mais par conséquent, être sûr de ce que je sais être vrai peut être perçu comme une croyance, et ainsi, en considérant cela à la place d’un autre, cela me permet de rester ouvert à leurs opinions.

Durant ma vie, j’ai souvent eu l’occasion de rencontrer des gens qui, bien qu’ils ne partageaient pas mes convictions, n’en n’étaient pas moins sur la même longueur d’onde, d’un point de vue spirituel.

Cela m’a amené à prendre conscience que, quelles que soient nos croyances ou nos convictions, nous sommes très nombreux à œuvrer dans le même sens et à être unis par une même connaissance de la réalité. Il y a des gens que je considère comme des collègues de travail. Je ne dis pas collègue dans le sens galvaudé d’ami, car tous ne sont pas mes amis, il y a aussi de simples connaissances, ou des gens que je n’ai croisé qu’une fois et que j’ai tout de suite reconnus comme étant du même bord que moi, bien que nous ayons des convictions différentes sur certains sujets.

Pour avoir mon estime, les gens n’ont pas besoin de croire aux extraterrestres et de comprendre le monde exactement comme moi. Ceux qui œuvrent pour le bien commun et qui se tiennent à l’écart des manigances de nos adversaires, je les considère comme des gens de ma famille.

En quelque sorte, c’est comme si nous travaillions tous dans la même entreprise, mais dans des services différents. Si moi je m’occupe de la partie extraterrestre, d’autres s’occupent de spiritisme, d’autres de néo-paganisme, d’autre peuvent même pratiquer une religion plus traditionnelle (bouddhiste principalement, mais même parmi les pratiquants des trois religions monothéistes il existe de vraies personnes spirituelles). Ces gens sont pour moi des collègues qui ont toute ma sympathie, à partir du moment où leur démarche est authentique.

Ce qui ne m’empêche pas d’être pleinement convaincu d’avoir davantage raison par rapport à eux, car ma compréhension des choses englobe toutes les réalités et peut tout expliquer, ce qui n’est pas le cas de ce qu’enseignent les autres. Mais cela ne regarde que moi. Ce qui compte c’est le fond, et là il ne s’agit que de la forme, car la réalité spirituelle n’attend pas qu’on y croit pour être effective.

Dans un contexte, sur internet, où le New Age a très largement fait sa place, chacun y va de sa petite vérité et il est important de prendre conscience que si nous pouvons créer notre monde, nous ne créons pas l’univers, que c’est lui qui nous crée, et se prendre pour Dieu ne nous donnera pas ses capacités. Il y a un orgueil démesuré à vouloir se croire co-créateur de l’univers !

J’ai trouvé particulièrement intéressant le dernier rapport de la Mivilude, l’organisme qui gère la surveillance des risques de dérives sectaires.

Ce dernier rapport donne des points clés qui permettent de reconnaître un site internet New Age :

Rapport Mivilude 2013-2014, page 83 et 84.
« Éléments inhérents au discours New Age sur Internet
Ces éléments sont donnés à titre indicatif et ne sont nullement exhaustifs concernant le sujet du New Age :

– un site Internet attrayant, bien pensé et construit ;

des couleurs chatoyantes (souvent vert, violet, rose, bleu azur…) avec des images choisies avec soin dans les composantes New Age pour illustrer le côté bienveillant et attirant du message dispensé (planète, nature, animaux, anges, paysage…) ;

des mots clés indispensables : éveil spirituel et éveil de l’âme, changement de paradigme et nouveau paradigme mondial, onde ou énergie vibratoire, fréquence d’énergie, champ d’énergie subtile et champ de fréquence, mémoire cellulaire, transformation intérieure, régression et renaissance, niveau vibratoire, mutation spirituelle, incompatibilité vibratoire, épanouissement personnel ou spirituel, extension de conscience, voyage astral, ère du verseau, âge d’or, alchimie cellulaire, énergie cosmique, purification intérieure, ascension planétaire, 5 e dimension, pensée positive et pensée magique, plan de conscience, ascension divine, enfant indigo, rayons jumeaux, rayons et flammes (de différentes couleurs), supra-conscience, dette karmique, porteur de lumière, enfant de lumière, enfant des étoiles, corps de lumière ou merkaba, fraternité universelle, conscience christique, crâne de cristal, méditation, alignement des chakras, réalisation de soi, chamanisme et néo chamanisme, ayahuasca, iboga, personne élue et personne initiée, amour multidimensionnel, les messagers de l’aube ;

un discours particulier lié au channeling : maîtres ascensionnés, hiérarchies célestes, canalisation et canalisation transmédiumnique, maître intérieur, être de lumière, famille de lumière, sœur et frère de lumière, être céleste transterrestre ou infraterrestre, état modifié de conscience, entité spirituelle, guide de lumière, anges et archanges, fraternité blanche, être cosmique, intelligence extratemporelle, intelligence ultraterrestre, intelligence hyperterrestre ; réincarnation du Christ ou de prophètes, être invisible, être incorporé, maîtreya ;

des expressions spécifiques au New Age : énergie d’amour inconditionnel, analyse systémique de la lumière, réalisation de soi, passage à d’autres dimensions, transmutation des corps et des esprits, expérience de corps lumière ; la recherche de l’état de perfection passerait par une purification de tout héritage des parents, éveil à la pleine conscience, favoriser la pleine floraison de l’être, participer à l’évolution planétaire actuelle, participer à l’émergence d’un homme nouveau, franchir le seuil millénaire. »

Ce rapport est très intéressant à plus d’un titre, car il cible bien la religion New Age, dans ce que cela peut avoir de plus subtilement perverti.

L’homme cherche à s’emparer de la spiritualité, il lui crée un cadre, un univers, une langue, une culture. Mais quand on la cherche là, au delà de ces apparences, on ne la trouve pas.
Alors que lorsqu’on la connaît, c’est-à-dire quand on s’est laissé conduire par la spiritualité plutôt que de vouloir s’en emparer, elle s’est montré à nous dans une grande diversité de culture, langues, religions et façon d’être. J’insiste sur ce point, qui est essentiel au discernement.

Cela me fait penser à l’histoire de Jésus avec ses disciples, lorsqu’il leur demande « qui dites-vous que je suis ? ». Ses disciples répondent que les uns disent qu’il est ceci, les autres disent qu’il est cela, et Jésus les arrête pour leur reposer la question, car il cherchait une réponse personnelle à cette question et pas un phénomène de mode.

Les gens qui créent une culture autour de la spiritualité ne font pas mieux que les grandes religions et leur œuvre n’aura pas un destin plus enviable.


1Génèse 1/28