Sur la bonne préparation au passage de Nibiru

Plusieurs personnes qui sont intéressées par Nibiru, ou par le survivalisme en général, encouragent les autres à préparer un sac de survie. Faire son sac en se disant qu’ainsi on est sauvé, c’est faire totalement fausse route. Si l’on connaît les objectifs, on est en mesure de déterminer les moyens d’y parvenir.
Ce qu’il faut donc se résume en deux points :
1 – résister le mieux possible au choc psychologique de la chute de la civilisation humaine dans sa majeure partie (les tribus dites « primitives » ne seront presque pas impactées par l’arrivée de Nibiru et y survivront mieux),
2 – être opérationnel, en trouvant les moyens d’aider les autres en plus de soi-même.

Résister :

La formation psychologique se fait à travers les réflexions quasi quotidiennes, basées sur l’analyse de l’actualité et de l’ambiance sociale générale. Si l’on est suffisamment convaincu que Nibiru est une réalité à laquelle on n’échappera pas, l’idée que nous allons tout perdre va forcément nous travailler. On se prépare ainsi, petit à petit, à l’idée que ce que nous voyons du monde humain actuel ne durera qu’un temps. C’est un peu similaire aux rares fois où l’on se dit « si je devais mourir
demain, que ferais-je aujourd’hui ? », ce qui permet une prise de conscience des choses qui sont importantes par rapport à celles qui ne le sont pas. Nous sortons progressivement de l’illusion qui nous fait croire que notre civilisation est établie comme une chose inébranlable pour les siècles des siècles. Cela peut paraître simple, mais pour beaucoup d’humains, leur environnement leur paraît être quelque chose d’immuable, surtout dans le pseudo monde de paix des occidentaux.

Le choc sera très brutal, et personne ne coupera au fait d’être en état de choc et traumatisé. Mais ceux qui auront renoncé aux illusions du monde moderne seront plus à même de pouvoir se relever rapidement en vue de venir en aide aux autres. C’est la responsabilité des humains de venir en aide aux humains, comme les frères d’une même famille doivent avant tout pouvoir compter les uns sur les autres plutôt que de compter sur un ami de la famille. L’aide extraterrestre sera réelle et efficace, mais pour des raisons morales, il serait fortement souhaitable que les humains se prennent en charge dans un premier temps.

Je dois rappeler ici que l’arrivée de Nibiru et de son cortège de destruction, qui ne constitue en rien la fin du monde, mais la fin d’un monde, ou d’une ère, est une chose certaine et inéluctable. Il est nécessaire qu’un élément extérieur vienne perturber le rythme actuel du monde humain, car la situation est si verrouillée par les hiérarchistes, contre la volonté de la majeure partie de la population humaine, que cela est assez comparable à une prise d’otage. Il faut, comme je l’ai déjà dit ailleurs, que cela soit un élément extérieur qui vienne frapper l’humanité. Il faut que l’ensemble de l’humanité tombe d’un coup, sans quoi un pays qui s’en sortirait prendrait le dessus sur les autres en leur venant en aide et en profiterait pour imposer par la même occasion ses propres lois hiérarchistes (avec toujours le même système monétaire, système de dette, fichage de contrôle, etc.). Si c’était la faute d’un dirigeant ou d’un groupe de terroristes, il y aurait toujours moyen de jeter la pierre sur le coupable et de s’allier avec ses ennemis, qui n’hésiteraient pas à utiliser cette occasion, afin de vaincre cet ennemi commun. La destruction infligée par Nibiru ne pourra être imputée à personne sur Terre. Au pire on dira que c’est la faute de Dieu, ou des extraterrestres, mais contre ces deux entités, un humain ne peut rien faire et si l’animosité envahit le cœur des rescapés, il y aura toujours un moyen pour les extraterrestres de récupérer la situation et de se faire entendre. Il y a peu de chance que Dieu soit tué par un humain qui le considère coupable de ce qui arrive. Si c’est un extraterrestre, c’est plus fâcheux, mais cela reste gérable, mais si c’est un peuple monté contre un autre peuple, comme on le voit aujourd’hui, où l’on plonge un pays dans la guerre parce qu’un terroriste s’y cache, le bain de sang perpétuel des humains ne serait pas prêt de prendre fin.

Dans les conditions extrêmes qui seront les nôtres durant le passage de Nibiru, retrouver le moral rapidement sera une chance de survie en plus. Le sac trouve son utilité ici.
Avoir son sac prêt est une très bonne chose, mais si on a tout misé là dessus et si l’on se trouve loin de chez soi au moment où un tremblement de terre dévaste la maison où il était rangé, qu’il se retrouve enterré sous vingts tonnes de gravas, la déception sera si grande que cela constitue une faiblesse que tout esprit sensé conseillerait d’éviter. Un sac de survie, c’est une chance de garder le moral dans les premiers jours, qui seront les plus difficiles. Ce qu’il faut, c’est ne pas céder au désespoir qui pousserait à se laisser mourir ou à se suicider, durant la première semaine au minimum. Plus on est formé psychologiquement, plus cette période est courte. Le sac sert donc de réconfort, pour amoindrir la difficulté des premiers temps. Manger un carré de chocolat de mauvaise qualité dans ces conditions est bien plus réconfortant que de manger un chocolat de grande marque dans les conditions actuelles. Mais il est évident qu’on ne peut pas mettre sept années de réserves dans un seul sac. Il faut que son contenu serve aux premiers secours avant tout. Avoir de quoi manger, boire, purifier l’eau, avoir au moins une tenue de rechange et avoir de quoi bricoler un peu. Après, chacun rempli son sac comme il veut.


Être opérationnel :

Si je suis rapidement remis d’aplomb, que mon sac me permet d’avoir le nécessaire pour m’installer un peu plus confortablement dans ce nouveau monde, je pourrais venir en aide à ceux qui m’entourent, dans la mesure où leur comportement prouve qu’ils sont engagés comme nous sur la voie du partage fraternelle. Nulle place pour les égoïstes parmi nous. Les ressources seront rares et ne devront pas être gaspillées pour des gens qui ne pensent qu’à eux au détriment des autres. Les survivalistes qui se préparent des bunkers surarmés s’isoleront tout de suite, tenant les gens à l’écart, pensant être dans leur bons droits puisque selon eux, les autres n’avaient qu’à se préparer comme eux-mêmes l’ont fait et l’ont conseillé. Mais par chance, les problèmes liés à Nibiru dureront assez longtemps pour mettre à l’épreuve leur orientation spirituelle et leur choix dans la façon de gérer cette crise. Je dis « par chance », non pas par esprit de revanche, mais pour qu’ils puissent avancer eux-aussi par la prise de conscience de la conséquence de leurs choix. Lorsque leurs réserves seront épuisés et que tout le monde se sera tenu à l’écart, ils n’auront plus d’amis et comprendront qu’ils n’auront pas fait le bon choix. L’aide extraterrestre sera d’ailleurs très rigoureusement distribuée en fonction de l’orientation spirituelle des gens. Ceux qui ont toujours voulu agir seuls devront faire leurs preuves face à eux-mêmes dans ces conditions là, pour qu’ils puissent prendre conscience de la gravité de leur orientation. La leçon à apprendre dans ces moments là sera : si tu veux recevoir, il faut d’abord que tu sois prêt à donner.

L’aide extraterrestre viendra pour ceux qui sont orientés vers les autres, qui ont un esprit communautaire, car en tant que communauté, nous ne pouvons subsister que dans l’entraide. Les humains pourront garder espoir et ne pas se montrer abattus lorsque la situation sera critique, mais plutôt être sûrs que leurs alliés de l’espace viendront les sortir d’une mauvaise passe lorsque tous les moyens humains se seront avérés épuisés. L’aide se fera discrète, comme une personne qui fera un détour en voiture, sans trop savoir pourquoi, ou pour éviter les problèmes sur la route initiale, et qui se retrouvera près de vous, prête à vous transporter. Il est clair, dans un cas comme celui-ci, qu’il n’y aura pas de hasard, et que l’influence télépathique extraterrestre aura été à l’œuvre. Mettre tout ces espoirs dans son sac est idiot. Se préparer un sac est juste une preuve de bonne volonté, de sérieux, et de responsabilité, qui montre qu’on est capable de s’assumer seul et d’être solide pour pouvoir aider les autres, sans toujours se complaire dans un statut de victime. La bonne question à se poser ne sera pas « qui me viendra en aide » mais « à qui vais-je venir en aide ».

C’est là que tout se joue. Nibiru est une philosophie au delà d’un événement. L’événement ne fait que nous mettre à l’épreuve pour voir qui est vraiment engagé sur une voie altruiste ou pas. Nibiru est cette fameuse moisson, ou jugement dernier, ou le bon grain est séparé de l’ivraie. C’est comme un examen qui permet d’obtenir un diplôme, mais ce n’est pas pour prouver quoi que ce soit aux autres, mais pour se le prouver à soi-même, pour affermir ses pas, car le but est ensuite de passer au niveau d’évolution suivant et pour y parvenir, il faut être sûr d’avoir fini son « cycle d’étude » en niveau 3. Quand on a accepté que le monde actuel est bientôt fini, on vit autrement, plus simplement, avec engagement, mais dans le détachement. On apprend à avoir un meilleur discernement pour profiter au mieux des circonstances de la vie (qui ne sont, là non plus, jamais dues au hasard), on s’encourage soi-même à être plus fort pour vivre ou survivre s’il le faut, mais surtout pour participer à la vie de la communauté sans être toujours celui ou celle qui demande de l’aide.

Si Nibiru n’est qu’une croyance parmi d’autres pour nous, alors nous sommes sur une mauvaise voie. Les convictions ont besoin d’être établies sur des certitudes basées sur l’expérience de vie. Une vague croyance ne sert à rien et n’est pas profitable, nous leurrant souvent sur notre propre évolution. Les enjeux sont avant tout spirituels, il ne faut pas l’oublier.