Qui je suis

On dit qu’il y a actuellement sur Terre à peu près un milliards d’individus dont l’esprit est originaire d’une autre planète, tout en ayant un corps parfaitement humain. Je ne peux pas confirmer ce chiffre, mais il me semble proche de la réalité. Je les appelle les ETI , pour Extra-Terrestres Insérés. Le terme « inséré » provient du vocabulaire militaire et fait référence à des militaires d’un pays qui sont en missions auprès de leurs homologues d’autres pays, dans le cadre d’une collaboration à la formation militaire par exemple.

C’est toujours délicat de savoir si je dois écrire « je » ou « nous » tant notre sentiment d’unité est fort. Nous avons un peu ce que certains appellent « un esprit de ruche ».

Je suis né comme tous les humains, d’un père et d’une mère bien humains. J’ai une vie la plus adaptée possible, mais quelque chose sonne faux dans mon comportement. Je sens bien que je suis différent des autres, étranger à ce monde et en m’ouvrant à ce que je ressens au fond de moi, les souvenirs reviennent de vies passées dans un tout autre environnement, en dehors de l’humanité.

Vous ne connaîtrez ni mon nom, ni où j’habite, ni ce que je fais dans la vie. Nous ne sommes pas soumis au secret, mais il est de mise de rester discret sur nos activités afin de ne pas risquer de nous compromettre. Certains parcours de vie permettent peut-être plus de liberté, le miens de le permet pas. Les humains ont tellement l’esprit fermé qu’il serait dommageable pour mes activités quotidiennes et mes engagements envers les autres de parler ouvertement.

C’est souvent difficile d’avoir cette double vie. Nos proches sont rarement au courant, surtout nos enfants. Les conjoints un peu plus souvent, sinon la situation serait intenable. Personnellement je n’ai jamais eu de conjoint qui me soutienne. J’ai du affronter leurs doutes la plupart du temps (difficile de ne pas passer pour un fou), faisant face à l’incompréhension et au jugement. Il est toujours dangereux de laisser quelqu’un nous approcher d’aussi près, j’en ai déjà fait les frais.

Je suis là, comme les autres, pour observer les dysfonctionnements de la société humaine, les analyser, si possible mettre en œuvre ou proposer des solutions et soutenir les efforts qui vont dans le bon sens en privilégiant l’initiative humaine plutôt que la nôtre. Mais le changement ne convient pas à beaucoup de gens. Beaucoup préfèrent un système défaillant, mais dont ils ont l’habitude, plutôt que de se lancer dans l’inconnu pour que les choses s’améliorent.

Être incarné en humain n’est pas un déguisement, c’est une véritable expérience de vie. Nous sommes de deux natures différentes. Humain de corps et extraterrestre de cœur. Nous ne jouons pas un rôle, bien que l’adaptation à un milieu humain relève parfois du théâtre, même entre humains. Nous pouvons assumer pleinement les deux natures, bien qu’en général la plupart d’entre nous tentent d’assumer une nature humaine qui ne leur est pas très naturelle, en reléguant aux oubliettes leur vie extraterrestre passée, qui semble leur avoir définitivement échappé, n’y consacrant du temps qu’à travers des lectures, films, séries ou jeux vidéos, pour se ressourcer dans une ambiance qui les réconforte, sans qu’ils comprennent trop pourquoi. En étant pleinement humain, nous subissons aussi, par conséquent, tous les dysfonctionnements de la société humaine, qui sont d’autant plus difficiles à supporter pour nous que nos environnements d’origine sont très différents et ressemblent davantage à ce à quoi aspirent les humains qu’à ce cauchemar dans lequel nous nous débattons sur Terre.

Je me suis pour ainsi dire toujours senti différent, comme beaucoup de gens, c’est vrai, mais de façon suffisamment intense pour que cela devienne une véritable quête de mon identité. Quand j’étais enfant, je croyais que mes parents n’étaient pas mes vrais parents. J’étais certain au fond de moi, que ma vraie famille viendrait me chercher, venant de l’espace, et que je rentrerai chez moi. Il m’arrivait parfois de rester assis sur mon lit, les larmes aux yeux, le visage levé vers le ciel, les yeux fermés pour mieux toucher les étoiles, en faisant cette prière, lancée vers l’inconnu : « venez me chercher, je ne vais pas tenir ici !  » Mais personne n’est jamais venu, sauf dans mes rêves d’enfants. Et aujourd’hui, le rêve est redevenu réalité.

Je suis né il y a une quarantaine d’années, et je ne me suis toujours pas vraiment fait à ce corps, que j’utilise souvent avec maladresse et qui me fait sentir des choses étranges et difficiles à maîtriser. J’entends mon nom, je me vois dans le miroir, je me reconnais parce que j’en ai pris l’habitude et je reconnais la réalité de tout cela car c’est bien MA vie, mais quelque chose ne colle pas, comme si ce corps était temporaire, tout comme ce nom, comme si une autre réalité était cachée derrière cette apparence. J’ai tellement l’impression d’avoir 800 ans ! Pourtant ce corps, enfin « mon » corps , n’en a que 40 !

Les informations que je capte régulièrement dans mon environnement humain sont directement perçues par ma coordinatrice d’insertion, que j’appelle Tali (à laquelle j’ai consacré un chapitre), qui est stationnée près de ma planète sur un vaisseau ou une base spatiale, je ne sais pas trop, qui sert de centre opérationnel. Elle analyse ces informations et attire mon attention sur les plus intéressantes. Je perçois souvent qu’elle a envie de s’exprimer sur un sujet particulier. Je commence donc à écrire quelque chose en étant attentif à ce qu’elle me transmet. Mais il arrive aussi parfois que je prenne l’initiative d’écrire, car Tali m’a formé pour avoir du discernement et être le plus possible capable, tout autant qu’elle, de voir les choses au delà des apparences. Elle est toujours ravie de me voir écrire sans qu’elle ait besoin de me solliciter, car il n’est pas dans ses objectifs de faire de moi son perroquet.

Ce travail est  notre manière à nous de veiller sur l’humanité. On nous a souvent appelé « anges gardiens », « esprit protecteurs » ou d’autres noms du même genre. Personnellement, je préfère simplement le terme de gardien, parce que « ange » est un peu une vision dénaturée des choses et « esprit » est très limitatif.

De l’extérieur je donne l’impression de ne rien faire de ma vie et d’être trop solitaire, mais en réalité je travaille beaucoup et je suis rarement au repos. Même quand je joue à des jeux vidéos, je n’utilise que ceux qui sont assez réalistes pour me permettre de les utiliser comme appui à une expérience de pensée, ce sont comme des simulateurs de réalité pour élargir encore mon champs d’expérience. Je ne sais pas trop me détendre en fait, je travaille mieux quand je suis un peu sous tension et fatigué, parce que j’aime l’effort je crois. Et je ne suis jamais vraiment tout seul, ma coordinatrice (ce que beaucoup de gens appelle « guide ») m’accompagne partout et je suis toujours plus ou moins en liaison avec elle.

Il y a plein de choses que j’ai oubliées de mes origines. Je ne donnerai donc pas de nom de planète, ni mon nom d’extraterrestre, parce que je n’en ai pas, ni ne livrerai de grands secrets sur l’univers pour épater mes lecteurs… parce que ça ne sert à rien ! Ce ne sont pas des données utiles à notre mission, et comme un cerveau humain ne peut pas tout contenir, on se contente souvent d’emporter dans notre incarnation humaine que le strict nécessaire : le sens de la justice et du devoir, le sentiment de la mission à accomplir, le fait qu’on vienne d’ailleurs et qu’on est toujours « sous une bonne étoile », qu’on est jamais seul, et qu’une autre vie nous attend ailleurs. Pour le reste, c’est en germe au fond de nous, et il nous faut des années avant de percevoir un peu plus en détail la réalité de ce que nous sommes.

Vous trouverez dans le chapitre « les Chéloniens » plus de détails sur ma planète d’origine et l’espèce de laquelle je proviens.

On m’a souvent reproché d’être trop dans la lune (ce qui n’est peut-être pas étonnant pour un extraterrestre !), mais lorsque je regarde les gens, je vois qu’ils vivent dans un monde fait d’illusions, un simple jeu de miroirs, qui nous laisse croire que tout est solide alors qu’il n’en est rien. Les gens se donnent à fond pour maintenir cet équilibre fragile, pour tenter, jusqu’à leur dernier souffle, d’avoir l’impression d’avoir sauvé, ou au moins fait perdurer, quelque chose d’important. Mais ils ne s’aperçoivent pas qu’ils passent à côté d’eux-mêmes, qu’ils se fuient chaque secondes, qu’ils font tout pour oublier où ils vont, plutôt que de prendre le risque de lever le voile et de voir enfin ce monde tel qu’il est. Comme disait Sénèque : « Le destin porte ceux qui l’acceptent et traîne ceux qui le refusent ».

Toujours un peu à l’écart, j’observe, tout, tout le temps. Même la nuit, mon cerveau ne cesse d’analyser jusqu’à l’épuisement toutes les données que je perçois. Ma nature est ainsi faite, je n’y peux rien, je suis bien comme ça. On a bien tenté de me faire cesser de réfléchir, mais rien n’y fait. J’ai eu envie de faire part, à travers mes écrits, du résultat de tant d’années d’observation, afin, peut-être, d’apporter quelque chose à d’autres. Lorsque j’étais en recherche, j’aurais aimer trouver de tels écrits, mais je n’ai rien trouvé sur ce sujet. Je ne veux pas mourir en ayant eu l’impression d’emporter avec moi des trésors qui pourraient être utiles à d’autres.

Notre but, en nous incarnant en humain, est de retrouver le « chemin de notre maison », là où la vie est harmonieuse, centrée sur le bien commun. Si, dans une vie humaine, nous arrivons à nous retrouver nous-mêmes, nous pouvons laisser des indications aux humains pour savoir comment faire. Nous servons donc un peu de cobaye et d’éclaireur, pour aider les humains en balisant leur chemin en quelque sorte, afin de prévenir les éventuelles difficultés et aplanir le chemin sous leurs pieds.

Ce livre est avant tout à destination de ceux qui viennent d’ailleurs, comme moi, afin qu’il puissent mieux prendre conscience de qui ils sont pour pouvoir s’assumer, mais il est aussi destiné à tout le monde, afin d’essayer de réveiller les gens de leur profond sommeil.

Aux uns et aux autres, si je n’avais qu’un message à faire passer, cela serait : brisez le formatage issu du cinéma et du folklore ufologique, et prenez conscience que la vie extraterrestre est bien moins spectaculaire que ce que vous envisagiez. Quand on est clair avec cette question là, une rencontre est toujours possible, et même souhaitée, côté extraterrestre.

Je tiens à souligner que si ma compréhension des choses passe par la réalité extraterrestres, les principes fondateurs sont les mêmes pour tout le monde. Ainsi, on peut faire le rapprochement entre les extraterrestres, les guides, les esprits guides, les anges gardiens, les fées et lutins, etc. Ce qui compte ici ce sont les principes de fonctionnement que je décris et qui peuvent être utiles à tous, au delà de nos cultures, traditions, croyances et convictions.