Pleinement savoir qui l’on est

Tali m’a dit une fois que si l’on était découragé avec les gens, de voir leur bêtise et leur incompréhension des choses qui nous paraissent pourtant simples, c’est parce que l’on est trop ancrés dans notre vie terrestre et qu’on les considère sur un pied d’égalité, comme similaires à nous. Les ETI ont au moins un niveau d’évolution d’avance sur les humains, sinon ils ne pourraient pas venir travailler sur Terre. Le décalage est donc normal, mais bien vécu par ceux qui sont pleinement conscients de qui ils sont vraiment, comme Tali par exemple. Pour ceux qui sont encore un peu confus comme moi du fait de l’incarnation humaine, et qui voudraient que tous les humains soient comme eux, c’est bien plus délicat, car nous sommes dans la situation d’un adulte qui croit être un enfant et qui voudrait que tous les enfants aient son degré de maturité ! Ceci est vrai aussi pour les humains très avancés qui ont du mal à croire qu’ils le sont, par humilité, par soucis de se mettre au niveau des autres, alors qu’ils sont de toute évidence prêts à passer au niveau 4 de l’évolution.

On a beaucoup oublié en s’incarnant, puisque le cerveau humain n’est pas fait pour comprendre ou emmagasiner des choses trop pointues ou évoluées. Mais ces choses là demeurent profondément en nous comme une intuition… intuition que n’ont pas tous les humains. On ne peut donc pas leur demander de comprendre ce que nous avons mis plusieurs vies à comprendre. Il faut accepter de les voir comme des enfants en apprentissage.

Il est donc aussi normal que nous soyons portés à la solitude et aux problèmes de comportement, mais il faut que cela reste une tendance, pas un isolement radical qui nous rende incapable d’accomplir notre mission.

Il y a des choses que Tali maîtrise, et que je ne peux même pas soupçonner tant c’est d’un niveau d’évolution qui me dépasse. Et pourtant elle traite toujours avec moi d’égal à égal, comme je l’ai vu faire aussi avec des proches, sans rien nous reprocher et en ayant de l’estime pour nous. Un bel exemple à suivre ! Elle est un maître d’apprentissage confirmé et moi je découvre tout juste cette fonction, qui est l’une des raisons de ma présence sur Terre.

Ce monde touchant à sa « fin », il est normal aussi que beaucoup de choses ne fonctionnent plus. Cela ne veut pas dire que les humains sont des incapables qui friment, c’est juste que dans la période actuelle, tout se désagrège rapidement, et que cela devient vite ingérable, surtout si l’oligarchie en rajoute pour tenter de tirer son épingle du jeu sans considération pour les populations.

Si j’avais davantage conscience de mon niveau d’évolution réel (celui que j’ai quand je suis dans mon milieu naturel), il me serait moins difficile d’accepter que je vis en territoire « primitif ». Un explorateur s’adapte volontiers à l’inconfort que lui procure la rencontre avec une population indigène, car ils sait d’où il vient, il sait où il se trouve, il sait que ça n’est que pour un temps dans un but bien spécifique et qu’ensuite il rentrera chez lui pour retrouver son environnement naturel.

En fait, d’après mon expérience et celles que j’ai pu découvrir dans le livre « Enlevés par les extraterrestres » de John E. Mack, pour ceux qui ont une double identité comme moi, il y a une certaine peur à s’assumer pleinement, car nos deux natures entrent régulièrement en conflit, mais un jour où l’autre il faudra bien y faire face. Peut-être quand les conditions seront un peu meilleures ? Mais on attend toujours un moment idéal qui ne vient jamais et c’est à chaque occasion qui se présente qu’il faut faire preuve de courage et aller de l’avant.