On ne se fait pas payer

Par principe, les ETI ne doivent pas être rémunéré. Nous fonctionnons selon le principe « vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement ».
Vivant dans des sociétés évoluées basées sur l’activité de tous au service de tous, les extraterrestres ne souhaitent pas cautionner l’usage de l’argent à cause des risques de dérive que cela inclus. L’usage de l’argent n’était pas une mauvaise chose en soi au départ, c’était même une idée plutôt ingénieuse. Nous pourrions inciter à réfléchir à une meilleure utilisation de celui-ci, mais les risques encourus pèsent lourd dans la balance en comparaison du maigre intérêt que représente une telle démarche, la notion d’argent chez l’être humain étant tellement disproportionnée et pervertie pour un trop grand nombre d’entre eux. Il est donc préférable d’envisager une société qui en serait radicalement et totalement affranchie.

Le problème soulevé ici est celui des personnalités publiques engagées dans l’enseignement spirituel qui finissent par ne plus avoir les idées claires sur leurs engagements (est-ce qu’ils travaillent par esprit de service ou pour l’argent, comme on peut le voir avec trop de médecins aussi d’ailleurs).

Le problème est que beaucoup d’enseignants (ceux qui prétendent venir d’ailleurs mais aussi des humains), pourtant bien intentionnés, ont tendance à faire ce qui se fait habituellement quand on veut partager ses idées : faire des conférences, organiser des stages, écrire des livres, faire comme tout le monde fait, sans se poser plus de questions.

On m’a toujours incité à ne pas faire de même. Tout simplement parce que si je faisais une conférence, mon style très synthétique ne me permettrait pas de faire une conférence de plus d’une demie-heure et je serais donc obligé de broder avec des choses insignifiantes, ce qui est très éloigné de l’état d’esprit des transmissions extraterrestres, qui ont l’habitude d’aller à l’essentiel. D’autre part, il faut bien reconnaître que dans une conférence donnée à cinquante personnes, peut-être seulement cinq d’entre elles vont vraiment avoir un déclic qui va les faire progresser, les autres se contentant d’ingurgiter de l’information, une fois de plus. Je trouve préférable de garder du temps disponible directement pour ces cinq personnes, qui me seront amenées d’une façon ou d’une autre, que de perdre mon temps avec les quarante-cinq autres. Si on a confiance en nos guides, on ne cherche pas à toucher tout le monde, mais on accueille simplement celui qui nous est envoyé afin de s’en occuper pleinement.

Ce qui ne manque pas d’arriver quand on fait des conférences, des stages et des livres, c’est qu’on est vite débordé, sans compter tous les messages privés qu’on reçoit. Par conséquent on n’a plus le temps d’avoir un travail à côté, et il est compréhensible de prendre son engagement au sérieux en œuvrant à temps plein pour des activités spirituelles. Mais comme il faut de l’argent pour vivre, les conférences et les stages attirent beaucoup de monde et deviennent donc payants. Plus le tarifs est abordable, plus il y a de monde, moins il y a de temps. Pour augmenter le temps disponible, il semble alors légitime d’augmenter les tarifs. Mettre une limite financière parce qu’on est débordé et qu’on a besoin de finances pour vivre, soit-disant pour toucher plus de monde en y travaillant à temps plein, n’a d’autre effet que de restreindre l’accès aux plus fortunés en tenant éloigné les plus pauvres. Cela revient à faire de la spiritualité de salon qui sera de plus en plus réservée à une élite.

Je ne suis pas du tout convaincu que cela soit conforme au plan originel de la Source de toute chose. Quand on a vraiment confiance en elle, on ne devrait pas s’engager dans un enseignement systématique, mais parler quand on doit, et se taire quand on doit. Si quelqu’un doit nous être présenté pour qu’on lui explique quelque chose, si cela doit être, alors cela sera, mais ne dépend en rien de nous. Nul besoin d’être connu pour cela, il suffit d’être reconnu par ses pairs en enseignant des choses justes, qui parlent au cœur. Cela n’a rien à voir avec la publicité ou la renommée. Si la charge de travail est trop importante pour une seule personne, il faut former des partenaires qui pourront nous seconder. Mais vouloir assumer seul toute la charge est une mauvaise stratégie, qui n’augure rien de bon à mon sens.

Le hasard fait très bien les choses et n’a aucunement besoin du travail réfléchi et systématique d’un humain ou d’un extraterrestre. C’est d’ailleurs cette ligne de conduite qu’adoptent les extraterrestres qui œuvrent pour la Terre. Ils ne réfléchissent pas de longues heures durant pour s’organiser afin de savoir comment ils vont procéder à une opération. Ils méditent, et ils sentent ce qu’ils ont a faire, puis ils le font. S’ils doivent collaborer, cela se fait naturellement, sans s’être coordonné avant, ou très peu, juste pour quelques détails pratiques.
C’est aussi pour cette raison que je me contente de rendre disponible mes écrits sans en faire trop de publicité. Je garde confiance que ceux qui doivent les lire seront conduit à les trouver.


« Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent. »1

On ne fait pas carrière dans la spiritualité ! Ce qu’on peut encore accepter d’un humain, tant qu’il gagne sa vie de façon raisonnable sans vouloir s’enrichir sur son service spirituel, n’est pas du tout tolérable pour un ETI.


1Matthieu 7/13-14