Mon ami Jésus

J’avais envie de dire quelques mots sur quelqu’un qui m’inspire, quelqu’un que beaucoup croient connaître, mais qui n’est pas apprécié à sa juste valeur. Il s’agit de Jésus. C’était un homme comme moi, à moitié humain par sa mère, à moitié extraterrestre par son père (Gabriel n’étant pas un ange, mais un extraterrestres venu féconder Marie). Bref, quelqu’un d’assez banal en fin de compte, mais qui a su écouter la petite voix à l’intérieur de lui qui lui disait que sa vie pouvait sortir de l’ordinaire… ce qui aurait pu ne pas être le cas.

Il y avait deux écueils dans la vie de Jésus.
Le premier : il aurait pu faire comme beaucoup de gens, et ne pas croire en lui-même, en sa destinée, en se disant que vu la grande part d’inconnue dans cette aventure, il était plus prudent de rester un simple charpentier au village.
L’autre écueil, c’était de prendre la grosse tête et de se dire qu’il était « The Boss », et de vouloir soumettre tout le monde à sa volonté (ce que l’Église en a fait).

J’ouvre ici une parenthèse, car j’ai remarqué un comportement récurent chez certaines personnes et il me semble important de faire une mise en garde. Les manipulateurs, les faiseurs de religions, les soit disant prophètes, agissent toujours ainsi :
ils disent qu’ils ont eu une Révélation (avec un R majuscule bien sûr), qu’ils ont vu quelqu’un qui leur a donné pour mission de nous ordonner tout un tas de choses, dans un discours fait de bribes d’autres discours pompeux déjà entendus ailleurs et redit ici dans un style maladroit (« Commandant de la Flotte Intergalactique et Interdimensionnelle de la Lumière, la Division Aéroportée de la Grande Fraternité Blanche de la Lumière » pour citer un exemple contemporain), et y mêlant quelques vérités essentielles pour que cela se tienne. Et bien sûr, comme par hasard, c’est à eux que revient la place de Grand Chef sur terre, de représentant de Dieu ! Je me méfie toujours de ce genre de discours. Les grandes religions comme les sectes les utilisent beaucoup.

Mais Jésus était un homme intelligent et bienveillant, qui a su se conduire dignement, pour le bien commun, en faisant les bons choix.

Il est venu de loin, il a quitté son confort pour s’abaisser jusqu’aux hommes pour les élever, et eux se sont abaissés encore plus, pensant bien faire. C’est un bon exemple pour illustrer ce proverbe : « qui veut faire l’ange fait la bête ». Bref, c’est comme si une personne se pliait en deux pour faire la courte-échelle à une autre, et que cette dernière se mettait à genoux devant lui !

Après sa mort, ses enseignements ont été détournés par des hommes peu scrupuleux, qui ont vite compris qu’un tel niveau de conscience pouvait être exploité pour leur propre intérêt avant qu’il ne deviennent trop dangereux et leur fasse perdre leur pouvoir. D’autres encore ont eu tort de penser qu’il s’agissait là de quelque chose de révolutionnaire et les ont utilisés dans ce sens, revenant au point de départ (révolution signifie toujours un retour au point de départ).
Les gens cherchent naturellement à comprendre le sens de leur vie, ils cherchent le bonheur, mais rares sont les bons enseignants qui sont prêts à leur apporter des réponses gratuitement. Les gens qui cherchent donc à quitter la religion peuvent facilement tomber dans un piège qui les replonge dans une autre religion, encore plus dominatrice.

Les paroles de Jésus ont finalement été détournées. Il n’a jamais dit par exemple qu’il fallait le suivre pour trouver le salut, parce que Jésus était un sage, et qu’il n’est vraiment pas sage de laisser les autres nous considérer comme des gurus (au sens péjoratif du terme). Les vraies paroles de Jésus auraient plutôt été « suis-toi toi-même », autrement dit, suis ton propre chemin, qui passe inévitablement par un « connais-toi toi-même », écoute ce qui est au fond de toi, car la loi de l’équilibre universel est écrite à l’intérieur de toi et tu sais, si tu es honnête envers toi-même, ce qui est juste et ce qui ne l’est pas.

Jésus n’a jamais rien écrit, pour que ses paroles restent vivantes (on dit de lui qu’il était la « parole de Dieu », pas ses écrits), qu’elles s’échangent, que ses idées puissent être reprises et retravaillées. Mais l’homme n’a pas réussi à s’appuyer sur l’impulsion initiée par ses enseignements pour sortir de sa prison intérieure, il n’a pas réussi à ne pas figer dans les textes les propos de Jésus. Puis ils les a altérés, pour y intégrer ce qui était nécessaire à la domination des peuples.

Jésus n’aurait jamais pu dire à Pierre « tu es pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église » (dans le sens de communauté), car il savait très bien que remettre tous les pouvoirs entre les mains d’un seul homme, c’était vouer son entreprise à l’échec. D’ailleurs Jésus n’a jamais cherché à constituer une Église à proprement parler. Le partage dans de petits groupes était nécessaire et naturel, mais il était loin de l’ambition très humaine de créer une super-structure comme celle qu’on connaît aujourd’hui. C’est une ambition très humaine que de vouloir régner sur quelque chose d’aussi énorme et ingérable (le principe de la Tour de Babel, construire démesuré et être surpris du chaos que cela génère à la fin). C’est ce qu’on voit partout aujourd’hui : de grandes entreprises… mal gérées, de grands pays… mal administrés, de grandes religions… mal influencées.

Le but de Jésus était la libération des humains, les faire grandir, les faire passer de l’état d’enfant à l’âge adulte, et créer une Église aussi hiérarchisée ne va pas du tout dans ce sens ! Jésus voulait amener les humains à grandir, à se responsabiliser, à cesser de toujours regarder vers de plus grands qu’eux, à qui plaire pour obtenir leurs faveurs. Cela a fonctionné pendant un temps, puis a été détourné, comme toujours, car « lorsque le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt » (cela explique en partie pourquoi il n’y a pas de contact planétaire visible avec les humains).

La sagesse ne s’acquière pas, elle ne se détient pas, elle ne se laisse même pas apprivoiser, c’est elle qui nous apprivoise. Elle ne se laisse pas trouver, c’est elle qui nous trouve. Les hommes ont l’habitude d’en percevoir une partie, de la revendiquer comme un trophée, puis de la mettre dans une cage dorée, et de soumettre les peuples en les faisant se prosterner davantage devant la cage que devant elle, tout ça pour se gorger du sentiment de pouvoir, un pouvoir qui ne vaut rien, car ils ne sont que des enfants capricieux qui jouent dans la cours de récréation à martyriser les autres enfants. Mais la cloche finira bien par sonner et il sera temps de rendre des comptes.

Aujourd’hui, après avoir étudié et pratiqué plusieurs religions, je vois vite lorsque j’ai affaire à la sagesse ou à l’esprit religieux lorsque je lis un texte ou que quelqu’un me parle. On le retrouve partout, y compris dans l’ufologie, et même dans le domaine scientifique ! C’est un phénomène fascinant, inquiétant aussi, mais qui finira par perdre de l’ampleur avec le temps. Et il en faudra encore, du temps, à l’humanité, pour qu’elle grandisse et qu’elle comprenne ses mauvais penchants.