Les Ranas

Espèce :Rana
Origine :Delta Eridani (29 AL)
Localisation :Diaspora (planète mère disparue)
Population :5 millions d'individus
Type :Amphibien
Espérance de vie :Entre 900 et 1000 ans
Taille moyenne :entre 2 et 2,5 mètres
Missions :Soutien scientifique
Niveau d'évolution :4 (phase finale)

Ma coordinatrice d’insertion

Je connais les Ranas à travers ma relation avec Tali. En accord avec elle, je lui ai donné ce surnom, bien qu’étant télépathe, elle n’en n’ai pas, mais cela est plus pratique pour moi dans ma condition actuelle. Le fait d’avoir un surnom l’amuse un peu, c’est assez exotique de son point de vue.

C’est une jeune Rana de 250 ans (sur 900 ou 1000 ans, c’est encore jeune) dans son incarnation actuelle, qui travaillait avec moi lorsque je vivais près d’elle, dans ma condition naturelle. Nous sommes très proches et travaillons ensemble depuis très longtemps car en mettant bout à bout toutes les incarnations successives que nous avons passées ensemble, nous pouvons dire que nous nous connaissons depuis une dizaine de milliers d’années au moins.

C’est elle qui me suit depuis ma naissance pour veiller au bon déroulement de mon insertion mais aussi de mon apprentissage, puisqu’on ne cesse jamais d’apprendre.

Dans la vie présente, elle s’est présentée à moi sous de multiples apparences au cours d’un long jeu de cache-cache, avant de laisser remonter à ma mémoire un souvenir de son apparence réelle . Elle a beaucoup d’imagination et est très subtile pour m’inciter à faire des recherches dans différents domaines. D’où son surnom, Tali, qui se rapproche de la déesse grecque Talie, déesse de la comédie, souvent représentée avec un masque à la main. Tali est aussi un prénom hébreu qui signifie « ma rosée », ce qui me parle beaucoup car il lui arrive souvent de me transmettre des informations le matin juste un peu avant mon réveil, comme la rosée se pose délicatement sur les végétaux.

Elle a une personnalité très douce et rassurante. Son caractère enjoué, voire un peu joueur, est réconfortant et encourageant. Elle est très gracieuse, comme beaucoup d’extraterrestres évolués, simplement parce qu’elle est plus ou moins toujours dans un état méditatif. Son regard, avec ses grands yeux fascinants, est très hypnotique. Elle ne s’est jamais montrée humiliante, ne m’a jamais forcé à faire quelque chose que je n’étais pas prêt à faire. Me poussant toujours avec délicatesse à me montrer curieux de tout, elle a toujours été un merveilleux maître d’apprentissage… et d’une très grande patience je dois bien l’avouer.

Elle est passionnée par les humains, par leurs cultures, leurs façons de communiquer, leur Histoire. Elle est donc naturellement très investie dans le soutien à l’évolution humaine. Je crois qu’elle a déjà été insérée une fois, dans un pays asiatique, probablement en Chine ou au Japon il me semble, mais je n’ai aucune certitude et cela reste un peu flou dans mon esprit.

Elle est aussi botaniste à ses heures, mais ça n’est pas une priorité pour elle, ses responsabilités étant principalement orientées vers le soutien spirituel aux humains à travers la gestion d’insertion, le conseil aux humains ou le conseil aux extraterrestres pour savoir comment se comporter avec les humains.

Tali ne manifeste pas beaucoup d’émotions ou de sentiments, même si pourtant elle en a. Un des moyens de me les communiquer est la télépathie, par l’envoi d’images mentales chargées émotionnellement, et qui correspondent à mon environnement humain actuel. Elle peut aussi m’inspirer une musique qui va orienter mon humeur pour que je me synchronise à elle. C’est une technique que l’on utilise souvent pour travailler ensemble. Je pourrais ainsi la voir sourire, alors qu’en réalité, physiquement, elle ne sourit pas, mais que l’intention y est, en quelque sorte.


Visage de Tali tel que je l’ai perçu

Ayant des caractéristiques communes avec les grenouilles, j’ai pris la liberté d’appeler son espèce les « Ranas », ou Exoranas, en référence à la grenouille terrestre, mais là encore, ce n’est qu’un nom de commodité. On ne peut pas dire que ça soit des grenouilles évoluées, leur espèce a simplement pris un schéma d’évolution très proche de la grenouille que nous connaissons.
Sa peau semble très douce, et ferme. Sa bouche est dépourvue de dents, et ressemble à celle des nourrissons (juste des gencives). Elle a une langue fine assez courte et elle ne peut pas tirer la langue. Elle n’a pas vraiment de lèvres non plus, et ne peut pas parler comme les humains. Les muscles de son visage sont rudimentaires et ne permettent pas les expressions faciales complexes. Ses yeux par contre expriment énormément d’émotions. Pour le reste, son nez a peu de relief, elle n’a pas d’oreilles, et de grands yeux à pupilles, ce qui est semble-t-il assez rare parmi les extraterrestres. L’arrière de sa tête forme une pointe douce, qui redescend en oblique vers le cou. Les arcades sourcilières se prolongent sur le dessus de sa tête.

 

Son corps est long et fin. Ses doigts le sont également (un pouce et trois doigts). Ses pieds sont didactyles (juste deux doigts) un peu comme l’autruche, mais les deux de même longueur, comme sur le dessin ci-dessous. Plus courts qu’un pied humain, mais légèrement plus hauts. Ils s’apparentent un peu aussi aux pattes arrières des caméléons. N’étant pas à proprement parler une grenouille, ses jambes fléchissent vers l’avant comme celles des humains, et non vers l’arrière comme les pattes des grenouilles.

Après avoir eu en tête avec insistance pendant plus d’une semaine le chiffre de 2,18 mètres, j’ai pu comprendre qu’il s’agissait de la taille de Tali. Partant de là, sachant que j’avais retouché l’image de son visage le plus conformément possible à ce que je percevais d’elle, j’ai pu calculer la taille des différentes parties de sa tête.

Pour le corps, le dessin est pris tel quel (trouvé sur internet) et me semble très correct, même sans retouche au niveau des formes. Les mesures sont donc données à titre indicatif, mais ne sont pas forcément exactes, comme pour les poignets par exemples, qui sont vu ici de profil.

Alimentation

Les Ranas ne mangent presque pas (à peu près une fois par semaine), parce qu’ils sont en fin de 4ème niveau d’évolution et que leurs besoins physiques sont largement amoindris. Ils mangent une sorte de gelée colorée, composée de produits de synthèse qui leur apporte tout le nécessaire, de façon très concentrée. Ils respirent de l’air fortement azotée, davantage que sur Terre. Je ne connais pas les autres composants de leur atmosphère. Elle peut donc venir physiquement sur Terre sans masque, mais sans rester trop longtemps à cause de l’excès d’oxygène (et des effets nocifs du soleil). Cela dit, il n’est jamais vraiment utile qu’elle vienne ici.

Vie sociale

Leur reproduction spécifique reste floue pour moi. Je perçois bien des « bébés » ranas en cuve, comme j’ai le souvenir d’avoir vu Tali une fois dans cet état. Mais ils n’ont pas vraiment de besoins sexuels ni une sexualité aussi développée que celle des humains. Les mâles et les femelles sont très indépendants. Ils choisissent d’assumer la venue d’un enfant comme une mission à accomplir. La reproduction est maîtrisée, et ils ne font un bébé qu’en fonction du nombre de membres disparus de leur communauté. Ils ont un sens communautaire très fort, tout en restant très ouverts sur le monde extérieur, les autres espèces, cultures, etc.

Étant d’une espèce à sang froid, elle porte une combinaison thermique hydratante, qui donne la sensation d’une peau de requin sur la face externe. C’est une combinaison que j’ai toujours vue bleue, à l’exception d’une fois où elle était blanche. Je ne l’ai donc jamais vue nue.

Il peut être intéressant de souligner ici le fait que l’habillement, pour beaucoup d’espèces évoluées, est vu comme le signe d’une civilisation avancée, sans pour autant faire preuve d’une pudeur excessive. Les espèces aquatiques, quant à elles, ne comprennent vraiment pas le besoin de se vêtir qu’ont généralement les espèces terrestres.

De l’exil au Réveil

Son espèce compte en moyenne 5 millions d’individus. Ils ont perdu leur planète au cours de l’expansion de leur étoile, qui a un âge de 7,5 milliards d’années (le soleil en a 4,5). Cette planète se situait près de l’étoile Delta Eridani (j’ai été très surpris de voir que le nom de cette étoile est Rana !).

Les Ranas de l’époque étaient déjà plutôt pacifiques, mais avaient une structure sociale très hiérarchisée, très stricte, qui devait pour un temps leur permettre de se développer, mais une large part de la population s’est laissé aller dans cette façon d’être et avait du mal à mûrir et à penser par elle-même. Beaucoup de Ranas restaient très procéduriers et avaient du mal à développer leur discernement personnel, remettant leur responsabilité personnelle à une autorité supérieure.

Il y avait une Déesse-Reine qui était un peu la gardienne de leur unité et de leur sagesse, symbole de leur civilisation et représentante de la Planète-Mère, dont elle était le symbole dans leur culte. C’est elle qui avait pleine autorité pour décider de ce qui devait être fait ou pas. Tout cela était vécu assez paisiblement dans l’ensemble, malgré quelques heurts avec des dissidents à certaines périodes. Je n’ai pas le sentiment d’une civilisation impérialiste classique, agressive et conquérante. Ils étaient juste centrés sur eux-mêmes et l’avenir de l’univers leur importait peu.

Une minorité d’individus empruntaient tout de même une voie spirituelle plus développée, basée sur la curiosité intellectuelle et le rapprochement avec d’autres civilisations, accompagnée par des entités venues d’autres mondes plus évolués. Cette minorité a pris de plus en plus d’importance jusqu’à ce que le pouvoir en place se sente menacé.

La peine la plus grave à l’époque était l’exil. Pour un citoyen de cette civilisation très sociale, être tenu à l’écart du reste de la société, bien souvent même sur une autre planète ou une lune à proximité, vivant dans des conditions très inconfortables par rapport à leur planète d’origine, l’exil était une expérience douloureuse dont beaucoup mouraient par désespoir.
À une époque où les dissensions entre le gouvernement et les dissidents avaient pris une ampleur critique, il y eu une purge. Tali était une scientifique curieuse mais respectueuse des lois et de la société. Elle n’était pas à proprement parlé une dissidente, elle se posait simplement des questions sur la légitimité du gouvernement et se montrait intéressée par les thèses qu’inspiraient les êtres de lumières venus de l’espace. Elle fut arrêtée et exilée durant cette purge, qui fut assez brutale, sans pour autant être sanglante. Elle s’est retrouvée confrontée à une situation où elle a du prendre position, un choix décisif qui a marqué son évolution durant cette incarnation là. Elle a choisi de tenir tête au régime et s’est retrouvée exilée, reniée par ses proches, et contrainte de partir en laissant tout derrière elle. À l’époque, les Ranas n’étaient pas du genre à résister par la violence quand on leur imposait quelque chose et ils se résignaient assez facilement.

J’ai perçu une vision de Tali, assise par terre, recroquevillée sur elle-même, abattue, dans un endroit vétuste, seule et profondément triste, choquée par ce qui venait d’arriver subitement. Je suppose que par la suite elle a rejoint les autres rebelles qui ont bénéficié du soutien des êtres de lumière et qui ont pu prospérer davantage, surtout après la destruction de leur planète d’origine et du reste de ses habitants.

La première fois que je l’ai rencontrée était ce qu’on pourrait appeler un « coup de foudre ». Le passé, le présent et l’avenir nous apparaissaient à tous les deux comme unis dans un tout cohérent. Nous étions comme hors de l’espace et du temps, comme si tout était figé d’un coup. Elle tenait quelque chose dans ces mains, comme un plateau avec des objets dessus, qu’elle a laissé tomber. Vu le contexte on aurait pu croire qu’elle avait peur à cause de l’invasion des Chéloniens, mais c’était autre chose. Je la voyais, grande et gracieuse, avec ses grands yeux au regard si intense, dans lequel je percevais pour la première fois tout ce que pouvait être un haut niveau d’évolution. Tous les Ranas se ressemblent un peu, mais elle, j’aurais pu tout de suite la distinguer au milieu de millions d’entre les siens. En la voyant, je l’ai reconnue. Je savais que je la connaissais depuis toujours et pour toujours, elle m’était très familière, alors que je la rencontrais physiquement pour la première fois. Je trouve que le terme « âme jumelle » correspond bien au lien qui nous unis. Je ne sais pas comment cela est possible, si nous nous étions rencontrés avant, peut-être dans des rêves, ou au cours de ce que certains appellent un voyage astral. Peu importe, la réalité de son existence m’était familière… et terriblement agréable.

Ce moment magique a pris fin quand mes coéquipiers m’ont poussé pour avancer. Je l’ai perdu de vue à ce moment là.

A-t-elle été exilée parce qu’elle me défendait en disant qu’il n’y avait pas que du mauvais parmi les Chéloniens, alors que nous passions pour des brutes épaisses en comparaison des Ranas, beaucoup plus distingués ? Est-ce que c’est à cause de moi qu’elle s’est retrouvée dans un cachot ?

En partie oui, c’est fort probable. Ce qu’elle a vécu durant notre rencontre l’a bouleversé tout autant que moi. Elle ne pouvait pas penser qu’il n’y avait rien de bon en nous, elle voyait qu’il y avait quelque chose à faire avec nous pour nous faire évoluer. Elle ne pouvait pas aller à l’encontre de cette conviction. Le mouvement dissident avait plus ou moins pris sa source dans la fréquentation des intellectuels ranas avec des entités étrangères à leur planète. Le gouvernement s’est donc durci et fermé au point de considérer comme mauvais tout ce qui venait de l’extérieur. Tali avait compris en me voyant que notre présence n’était pas anodine et que même si cela annonçait des périodes douloureuses, tout cela faisait parti d’un plan qui nous dépassait tous et qu’il fallait garder confiance plutôt que de se braquer.

La situation à ce moment là était en quelque sorte assez semblable à celle du Tibet envahi par la Chine. Les Chéloniens, peuple guerrier et conquérant, mettait la main sur des contrées habitées par un peuple pacifique et déjà très évolué.

Après avoir croisé Tali pour la première fois, les êtres de lumière se sont interposés entre les Ranas et les envahisseurs chéloniens. Je crois qu’elle était là aussi, je me rappelle l’avoir vue, mais comme de loin. Je n’en ai qu’une vision assez floue car tout le monde était tendu à ce moment là, il y avait de grand déplacements de foules, beaucoup d’agitation, de bruit, car il se jouait des choses trop importantes pour tout le monde. Ce n’était plus comme au moment du premier regard échangé, nous avions d’autres choses en tête et les êtres de lumière accaparaient toute mon attention.

L’espèce éthérique que nous avons rencontrée là-bas, et qui nous a fait vivre une expérience qui s’est avéré être un tournant radical dans notre évolution, nous a amenés à comprendre que nous recevrions moins en prenant par la force, qu’en intégrant la communauté des mondes libres, car en travaillant les uns pour les autres, on produit plus et mieux qu’en travaillant les uns en compétition avec les autres.

Par la suite, lors de la débâcle de ma planète, je suis parti avec une équipe de mercenaires, comme beaucoup d’autres. Je n’ai pas poursuivi mon chemin et me suis arrêté, descendant seul sur la planète où étaient les rebelles ranas. Je sentais que je devais les aider et j’avais été informé pour la purge. J’espérais la revoir et c’est ce qui est arrivé contre toute attente. Je sentais qu’elle était parmi les exilés, même si je n’avais aucun moyen d’en être sûr. Elle a toujours été plus avancée que moi, pas forcément de beaucoup, mais assez pour que je décide de rester à ses côtés et de l’avoir comme mentor, tout en aidant les rebelles autant que je le pouvais, en lien avec d’autres Chéloniens qui étaient déjà sur place.

Dans un premier temps les êtres de lumière nous ont donc envoyé soutenir les Ranas renégats isolés sur leur planète d’exil, puis par la suite, ce sont les Ranas qui nous ont soutenus pour nous conduire vers l’Éveil. Nos deux peuples sont donc étroitement liés et j’ai développé avec Tali une amitié très forte au cours de nos nombreuses collaborations durant cette période troublée.

Lorsque Delta Eridani, leur étoile, a commencé à entrer en expansion, les individus soumis au pouvoir en place ont préféré rester sur place et mourir, car ils n’étaient pas du tout prêts à vivre ailleurs et ils se sont découragés. Ils n’avaient pas l’audace nécessaire pour affronter l’épreuve d’une nouvelle vie ailleurs et se sont effondrés.

Leurs esprits se sont donc réincarnés ailleurs, sous une autre forme, pour continuer leur expérience de vie sur de nouvelles bases, tandis que les derniers représentants de l’espèce Rana poursuivent toujours leur développement. Après avoir abandonné leur système hiérarchique, leurs lois et bon nombre de leurs coutumes qui n’avaient plus lieu d’être, ils ont atteint une évolution de niveau 4, quelques générations avant nous. Le souvenir de la Déesse/Reine reste très marqué chez les Ranas, comme un résidu de culture ancienne, mais ce culte n’est plus pratiqué.

Aujourd’hui, cette espèce est une diaspora au service des autres. Ils vivent dans des vaisseaux qui servent de stations spatiales de taille moyenne, ou d’infrastructures sur des planètes à environnement compatible (tempéré et humide), toujours à proximité des civilisations auxquelles ils apportent leur soutien, en collaboration avec d’autres espèces. C’est un groupe restreint et spécialisé dans l’étude et l’expérimentation des comportements des espèces intelligentes. C’est en quelque sorte un peuple missionnaire, qui fournit un grand nombre de scientifiques, ethnologues, psychologues, médecins, qui a renoncé à se réimplanter ailleurs pour pouvoir se faire tout à tous, au plus près des autres, car rien ne vaut une expérience sur le terrain.

On peut dire que les êtres de lumière ont fait débuter la collaboration Chéloniens/Ranas pour sauver les Ranas dont la planète était déjà en péril. Les autorités ranas étaient tombées dans le mysticisme, vouant à leur planète un culte qui les rendait aveugle face à la réalité de la destruction qui s’annonçait.

J’estime que tous ces événements se sont déroulés l’espace d’une génération, car il me semble que c’est au cours de la même vie que je les ai vécu, selon mes souvenirs. Les Ranas et les Chéloniens ayant une durée de vie sensiblement similaire, je dirais donc dans les 800 ans. Ce qui me paraît court pour une destruction de planète, à moins que le gouvernement rana n’ait vraiment fermé les yeux jusqu’au bout.

Chronologie des événements

1) haute autorité de la Déesse/Reine
2) fréquentation des érudits avec les peuples d’autres planètes et surtout des « êtres de lumière »
3) début de la dissidence
4) invasion des Chéloniens, repoussés par les êtres de lumière, débâcle des Chéloniens et exil d’un grand nombre
5) les autorités accusent les dissidents de trahison (avec les forces étrangères), autarcie du peuple rana
6) purge
7) soutien des Chéloniens aux dissidents ranas
8) exil final des Ranas et destruction de leur planète.


Vaisseau rana

Flotte rana

Au sujet de leurs vaisseaux, il est intéressant de remarquer que leur développement n’est pas avant tout technologique. Par exemple, pour compenser le manque de télépathie, les humains ont inventé la téléphonie mobile avec oreillette sans fil. Il faut bien comprendre que le développement des espèces extraterrestres les plus avancées est avant tout spirituel, l’aspect technologique étant très secondaire.

J’en profite pour ouvrir une parenthèse au sujet de leur intelligence qui, comme pour beaucoup d’autres espèces il me semble, est très intuitive. Il leur suffit de penser à une équation, même complexe et le résultat leur vient à l’esprit en une fraction de seconde. Contrairement aux humains, qui ont besoin de prendre confiance en eux en posant le calcul et en expliquant leur procédure de calcul, les ET fonctionnent avec une grande confiance en eux, maîtrisant parfaitement diverses sciences depuis longtemps. Ce type de calcul mental rapide s’explique par le fait que les calculs sont traîtés dans une zone du cerveau qui fait partie de leur subconscient. Ils n’ont donc pas besoin d’avoir conscience du calcul pour l’effectuer. C’est très proche de ce que certains surdoués ou asperger peuvent faire en matière de calcul mental, sauf que l’inconscient des humains est inutilement plus développé que celui des extraterrestres.

Les vaisseaux ranas ne sont pas produits par eux semble-t-il (cela ressemble plus à la technologie des altaïrans, mais je les connais trop peu pour en parler). C’est un assemblage de particules énergétiques, en forme de chapeau de champignon de type mamelonné, plutôt noir et mat mais qui peut être camouflé en devenant relativement informe et transparent vu de l’extérieur. L’intérieur est solide, modulable en fonction des besoins, et connecté mentalement aux membres de l’équipage. Pour une personne qui n’est pas habituée, le vaisseau semble presque vivant et doué de conscience, bien que ça ne soit pas le cas. Quand vous voulez entrer dans une pièce, la porte s’ouvre toute seule, sans besoin d’appuyer sur un bouton, et sans besoin de capteur de mouvements non plus. Si vous avez besoin d’un objet, un tiroir mural s’ouvre et vous pouvez en disposer. J’étais amusé en découvrant la série « Star Gate Atlantis », en voyant que les vaisseaux des « Anciens » se pilotent de la même manière.

Les Ranas sont très sobres, évitant les formes et les couleurs inutiles. Il n’y a aucun armement à bord, car il n’est jamais nécessaire d’entrer en confrontation à ce niveau de développement, il suffit de se téléporter ailleurs, sinon la coque énergétique est capable de résister à la plupart des attaques habituelles. De toute façon, le combat n’est pas le fort des Ranas. Leur population a régulièrement été soumise à des envahisseurs, puis libérée par les Communautaristes. Ceux-ci ont ensuite veillé à la sécurité et à l’autonomie des Ranas qui n’auraient pas été en mesure de se protéger eux-mêmes contres d’autres agresseurs. Ces libérateurs/protecteurs étaient honorés comme des dieux par certains, mais d’autres ont eu l’audace de s’approcher d’eux d’égal à égal. Ce sont ceux là qui ont survécu.