Les puissants

L’animal n’est pas très évolué. Il n’a pas de grandes idées sur l’univers, il ne perçoit pas les choses avec recul, il n’a pas de vision globale des choses. Son intelligence se cantonne à vivre le plus tranquillement possible, en harmonie avec son environnement (ce que l’humain ne sait plus faire et qui donne un avantage à l’animal !). Pour cela, il veille à ne pas manquer de ressources. Il entre donc dans une dynamique de confrontation avec tout ce qui se mettrait sur son chemin qui l’empêcherait d’obtenir et garder ces ressources vitales.

Les hommes ont vite compris, comme d’autres animaux, qu’en vivant en groupe ils se faciliteraient la tâche. Ils ont compris aussi que plutôt que de se confronter aux autres, ils pouvaient choisir le plus intimidant d’entre eux pour les représenter, et se prendre des coups à leur place. Ce qui ravi les mâles dominants, qui eux, ont soif d’admiration et de domination !

La puissance (c’est-à-dire la capacité à se mettre à l’abri du besoin) se concrétise par la possession de biens matériels, dont le symbole le plus courant chez les humains est l’argent.

Or, les êtres les plus évolués ont compris que la coopération et la solidarité pouvaient tout autant mettre à l’abri du besoin et apporter le confort, mais sans la perte de temps et d’énergie que représente la confrontation et la protection contre les autres dans la compétition.

Ceux qui se disent « puissants » parmi les humains sont donc en fait comme des « animaux » peu évolués, qui freinent le développement des autres. On ne devrait pas leur accorder autant d’importance, mais pour cela il faudrait que chaque individu se responsabilise. Le système tyran-esclave étant bien souvent, malheureusement, plus ou moins librement consenti.

Il est temps maintenant pour l’humanité de cesser de fonctionner dans la peur, pour enfin entrer dans une ère de confiance réciproque.