Les Chéloniens

Espèce :Chéloniens
Origine :Regulus (77 AL)
Localisation :Principalement en missions extérieures mais présence sur la planète d'origine
Population :1 milliard d'individus
Type :Reptilien
Espérance de vie :En moyenne 800 ans
Taille moyenne :Entre 2,50 et 3,10 mètres
Missions :Exploration et surveillance
Niveau d'évolution :4 (phase débutante)


Ma planète

Je n’ai pas totalement gardé le souvenir de ma planète d’origine, qui se trouve dans le système de l’étoile triple Regulus, dans la constellation du Lion, probablement en orbite autour d’Alpha Leonis, bien que celle-ci soit en principe trop jeune et d’une durée de vie trop courte pour voir apparaître la vie autour d’elle. Je n’ai pas de précision sur son emplacement exact et je n’ai pas perçu de nom particulier, ni si il y a d’autres planètes habitées alentours. Tout ce que je sais c’est que l’étoile bleutée joue un rôle très important dans la culture de mon peuple qui provient de cette partie de la galaxie.

J’ai déterminé à quoi ressemble l’endroit d’où je viens en étant attentif à ce que je ressens et à mes aspirations profondes. J’ai aussi écouté mes convictions, j’ai fait le tri de ce qui était vraiment essentiel pour moi de ce qui ne l’était pas et les souvenirs sont remontés petit à petit. Lorsque ma pensée est envahie par un souvenir, je sais tout de suite que c’est un véritable élément de mon histoire passée et je ne perds pas cette conviction.

Environnement

Il pleut très souvent sur une grande partie de ma planète. Le soleil est bleuté et la luminosité semble réduite, peut-être à cause des nuages, car Regulus A est sensé être extrêmement brillante. Je crois qu’il y a parfois beaucoup de vent aussi, un vent très fort avec des orages. Il y a de grands océans sur une bonne partie de la planète. Les pôles ne sont pas habitables. La surface terrestre, sur la zone équatoriale, a de larges zones sauvages, qui ressembleraient assez à l’Islande, avec peu de variétés de plantes ou d’animaux. Il y a aussi de larges zones de marécages, sombres et dangereux. L’ensemble de la planète est plutôt humide et froid.

Nous nous sentons responsables de la sauvegarde de notre planète et nous la gérons sans devenir envahissants et en ne s’installant pas partout. Notre mode de développement n’est plus expansif mais plutôt restrictif. Gérer moins, mais gérer mieux, même si ça n’a pas toujours été le cas et que nous avons beaucoup déstabilisé notre écosystème.


Paysage d’Islande, ressemblant beaucoup à ma planète.

Tout ce qui est superflue est mis de côté, les murs sont lisses, et tout est pensé de façon fonctionnelle, pragmatique. L’esthétique est épurée au maximum. L’architecture chélonienne est plutôt linéaire, anguleuse, de couleur bleu métallique, plutôt sombre et sobre. L’architecture rana, souvent présente sur la planète, est davantage arrondie, avec des teintes blanches et noires, très lumineuses.  mais il s’agit de tendances architecturales majeures, pas d’une obligation absolue

L’ambiance est plutôt sereine. Les lumières sont tamisées, les bruits assourdis, et tout le monde est très calme, attentionné, attentif à ce qu’il fait et jamais pressé.

On entend aussi régulièrement des bruits de moteurs qui ronronnent de façon régulière, comme une respiration, ce qui a un effet plutôt apaisant.


Ces images sont issues des jeux vidéos Mass Effect et Jedi Academy, ce qui permet de donner une idée, étant ce que j’ai trouvé de plus proche.

Description physique

J’appelle mon espèce d’origine les Chéloniens, en référence au terme officiel en français désignant les tortues. Bien qu’il n’y ait aucun lien scientifique entre les habitants de ma planète et les tortues sur Terre, symboliquement, la ressemblance que je trouve entre les tortues et les habitants de ma planète m’a fait choisir ce nom. D’autres fois je les appelle les réguliens, en référence au système d’étoile auquel ils sont rattachés.
À partir d’une image trouvée sur internet  j’ai pu recréer quelque chose de très proche de ce à quoi ressemble un habitant de ma planète.


Portrait le plus ressemblant possible à un Chélonien

Nous sommes une ancienne espèce conquérante, fortement militarisée, ce qui est d’ailleurs resté en grande partie dans notre culture, même si maintenant nous sommes aux service des autres et plus du tout belliqueux. C’est de cette culture militaire que me vient mon pseudo, KL-728, qui est une forme de matricule dans lequel je reconnais quelque chose de mes origines. Ce n’était pas exactement mon matricule, car les caractères alpha-numériques sont très différents chez nous, mais en langage humain, c’est ce qui fait le plus ressortir ce que c’était. J’aimerai bien appeler les humains par des numéros, ça me serait plus familier, mais j’ai bien vu qu’ils ont horreur de ça !

Difficile de ne pas ressentir un léger malaise face à la froideur d’un légionnaire chélonien. Ils communiquent peu en apparence et ils ne réagissent pas à grand chose. Nous étions un peuple de chasseurs-soldats très disciplinés. Jamais cruels, toujours raffinés, nous avions élevé la guerre au rang d’un art sacré. La bestialité, la violence gratuite, la rage, y étaient sévèrement condamnées par l’exil. Dès notre plus jeune âge nous étions soumis à un entraînement assez rude. Les plus robustes étaient envoyés au combat, les autres étaient destinés aux tâches serviles.

Nous utilisions des armes infra-soniques, à un niveau d’utilisation létale. Chasseurs silencieux, jamais sanglants, offrant une mort rapide et tant que possible sans douleur. Nous ne détestions jamais nos adversaires et gardions une certaine estime pour eux. Pour nous, tout était un jeu, avec des règles strictes. Regulus, tel que perçu par les humains dans la culture traditionnelle correspond bien a notre esprit très réglementé, et le cœur du lion à la part du guerrier. Certains noms d’étoiles et de constellations correspondent d’ailleurs aux civilisations qui les habitent, les humains ayant probablement été influencés dans leur vision de l’univers par ces étrangers venus des étoiles qui ont été présents tout au long de l’histoire humaine.

Les vaisseaux chéloniens émettent parfois un son de basse fréquence très particulier lors de certaines manœuvres, qui ressemble à un bourdonnement qui emplit l’atmosphère et qui « chatouille les oreilles ». C’est une sensation particulière que j’apprécie particulièrement et que j’arrive à retrouver dans certaines musiques.

Dans la société chélonienne, la vie n’avait pas beaucoup d’importance autrefois, car nous avions déjà bien conscience du cycle des réincarnations et que mourir appelait forcément un retour à la vie. Tuer ne posait donc aucun problème moral, c’était même devenu un art de haut niveau, très technique, très recherché, et qui déterminait la valeur d’un individu, son statut social, selon sa capacité à ôter la vie, en silence, sans faire souffrir et sans que sa victime se rende compte de ce qui se passe. Les Chéloniens n’ont pas beaucoup de sentiments et ils s’éveillent doucement à cette sensibilité. Ils éprouvent surtout du plaisir à exceller dans ce qu’ils entreprennent, et ont un attachement important à leurs frères d’arme. La compassion n’existait pas, et ne pas faire souffrir ses victimes n’était pas une question de compassion mais d’excellence, une exigence sociale plus que morale, du travail bien fait en quelque sorte.

Les mercenaires chéloniens étaient très recherchés par leurs alliés hiérarchistes pour la qualité de leurs services, notamment dans les renseignements. Mais depuis « l’ultime confrontation » (sur laquelle je reviendrai un peu plus loin), il n’y a plus beaucoup de mercenaires. La majorité des Chéloniens s’est rangée du côté des Communautaristes et travaillent de concert avec eux comme des sortes de moines soldats, qui mettent au service du Grand Conseil leur capacités particulières à résister à des situations très difficiles, mentalement ou physiquement. Très utilisés en tant qu’observateurs, leur sang-froid et leur manque d’émotion leur permettent de garder leurs distances pour observer avec neutralité.

Explorateurs, aventuriers, toujours à la recherche de gloire et d’honneur, nous avions conquis plusieurs planètes, certaines se soumettant juste à l’annonce de notre venue. Mais nous nous sommes un jour confronté à des êtres de lumière très pacifiques durant « l’ultime confrontation », dont l’aide avait été sollicitée par le peuple de la planète que nous envisagions de conquérir. Ces êtres de lumière se sont interposés, se montrant rayonnants et plein de sagesse, sans aucune intention de nous détruire, sans rien nous cacher de ce qu’ils étaient. Face à eux, nous étions envahis de remords pour notre dureté et incapables de lever la main sur eux.

Sur notre planète, devant cette incompétence de nos troupes à mener à terme cette mission, des dissensions sont nées entre chefs de guerre, pour prendre le pouvoir et régler la situation. Des guerres intestines ont ravagé notre société et nous étions au bord de l’extinction. Les quelques centaines de milliers de survivants ont compris qu’une autre vie était possible, car régner sur des ruines n’avait aucun sens. Nous n’avions encore jamais imaginé qu’une vie douce et paisible soit possible, nous n’avions connu que la survie. Mais on ne change pas du jour au lendemain et aujourd’hui encore il nous est difficile d’avoir une vie sereine et tranquille.

Je suis toujours profondément ému de voir, ou percevoir, nos fiers guerriers plier le genoux devant les sages pour s’asseoir auprès d’eux, et se laisser guider là où ils n’auraient jamais imaginé aller. Les « disciples » chéloniens ont beaucoup de respect et une grande confiance en leurs enseignants sans pour autant leur vouer une admiration démesurée, car ces derniers leur rappellent toujours qu’ils traitent avec eux d’égal à égal.

Désireux de nous améliorer, et de participer nous aussi à la communauté des peuples de lumière, nous avons choisi d’être au service des esprits les plus sages de ces peuples, en pleine confiance, pour un temps, en étant en quelque sorte des guerriers de lumière. Notre aptitude à supporter la douleur physique ou morale nous a rendu utiles auprès d’eux, pour des missions parmi les plus difficiles. L’insertion à des fins d’observation et de régulation, parmi les peuples primaires en voie de développement, comme sur la Terre, en fait partie. Le choc est brutal, car nous oublions qui nous sommes, plongés en milieu hostile, avec un soutien invisible, il nous faut réapprendre chaque jour de notre vie terrestre qui nous sommes vraiment, et le but de notre mission. Mais ce sacrifice lave notre honneur et rachète en quelque sorte nos crimes passés, en échange du service rendu, non pas que cela soit nécessaire pour les autres, mais c’est une partie du travail sur nous-mêmes, pour nous améliorer, c’est notre rédemption, en vue d’évoluer.


Image montée à partir de diverses sources sur internet,
la principale étant tirée du jeu Mass Effect

Chaque planète, ou groupes de planètes, a sa spécialité. Les Zetas sont des généticiens, les « Nordiques » sont spécialisés dans le développement moral et intellectuel (les vrais  « Nordiques », ou « Blonds » sont différents de ce qu’expriment sur internet les textes dont on leur prête l’origine, bien souvent à tort). Nous, nous sommes spécialisés dans la gestion de l’information. Nous traitons un grand nombre de données. Nous sommes spécialistes de l’insertion en milieu hostile pour en trouver. Je ne parle pas d’infiltration, car l’infiltration a des motivations plutôt négatives et utilise des moyens qui ne sont pas très nobles selon nous, comme le mensonge par exemple. Nous nous insérons au milieu des populations que nous observons , nous vivons vraiment leur vie pour la comprendre (autant qu’on le peut en tout cas) et nous avons pour but de les soutenir sans y trouver d’autre intérêt personnel que celui de la satisfaction du devoir accompli.

Nous sommes tous « militaires » dans l’âme (enfin c’est une organisation très proche), nos corps de base (pour vivre sur notre planète ou pour nous déplacer dans l’espace), sont fabriqués par clonage variés pourrait-on dire, selon l’apparence habituelle de notre espèce, puis améliorés en fonction de nos missions selon les besoins. Pour ce qui est des missions d’insertion, où le milieu naturel est trop différent du notre et trop toxique pour nous, nous utilisons des corps locaux (humains sur Terre par exemple) par naissance naturelle que nous modifions génétiquement au besoin, afin qu’ils nous permettent de garder certaines de nos caractéristiques ou compétences.

En soi, nos corps sont relativement androgynes dans l’apparence et ne se distinguent que par les parties sexuelles (en grande partie atrophiées) et sont perçus que comme des véhicules. D’ailleurs pour nous, la relation que les humains entretiennent avec leur corps est tout à fait fascinante et vivre cette expérience d’incorporation nous ouvre à d’autres perspectives.

Mon apparence réelle n’étant pas humaine, ne semblerait pas très sympathique à un humain, sans être monstrueux pour autant, enfin je crois… Nous sommes très grands (par rapport aux humains), 2,50m à 3m, très effilés avec un torse un peu plus large, une tête assez allongée vers le haut, une toute petite bouche peu visible, presque pas de nez ni d’oreilles visibles, de grands yeux noirs et notre peau est plutôt lisse et sèche, de couleur grise, tendant parfois au marron. Notre sang est assez épais et brun très foncé.

Nous portons très souvent une armure, qui est comme une deuxième peau pour nous et que nous n’aimons pas trop enlever, sauf pour dormir. En tout cas nous sommes toujours couverts par quelque chose qui nous protège. Cela me fait beaucoup penser aux tortues. C’est notre apparence par essence, notre apparence naturelle, et celle que nous reproduisons dans la fabrication de nos corps lorsque nous ne sommes pas en missions extérieure. L’image ci-dessus donne un peu une idée de ce à quoi nous ressemblons.

Nous enchaînons deux missions extérieures pour une mission en local (sur notre planète, en gestion à distance) afin de souffler un peu et d’éviter de nous confronter à trop de risques de désordres psychologiques car les insertions sont souvent dures à vivre. Le but d’une essence c’est d’évoluer toujours dans le même milieu. Les Terriens seront toujours des Terriens, les Chéloniens toujours des Chéloniens. Mais si on passe trop de temps en mission extérieure, on risque d’oublier petit à petit qui on est.

Notre mission, en quelque sorte, est celle de « gardiens galactiques », un genre de police interstellaire dévoués à servir, consacrés à leur tâches. Sauf que nous n’intervenons pas de façon spectaculaire en général, nous sommes insérés pour insuffler une douce influence à une civilisation, sur une très longue période. Nous travaillons au rythme des mentalités de chaque époque, de chaque planète, en collaboration avec les autres espèces qui y travaillent. Il n’y a même pas d’opposition agressive contre « le mal », c’est plus subtil que ça.

On pourrait se demander pourquoi s’incarner en humain ? C’est simple, il y a tous les avantages : on est assez bien adaptés au milieu naturel (air ambiant, nourriture, température, etc.), même si la prise en main du corps, la luminosité du soleil et le rythme de sommeil nous posent problème en général, dans l’ensemble, nous pouvons passer inaperçus, et ce sont les troubles comportementaux qui nous dévoileront peut-être, lorsque nous sommes associables et refermés sur nous-mêmes pour nous ressourcer (ce qui est souvent nécessaire). Nous pouvons donc étudier les humains en participant à leurs tâches, ce qui est beaucoup plus intéressant, et de plus, les difficultés logistiques sont amoindries puisque l’inséré bénéficie du tissus social humain pour assurer sa subsistance. Ne reste plus, donc, qu’à assurer le suivi et l’organisation des expériences de vie. Et les ETI sont toujours sous étroite surveillances, quelle que soit leur espèce.

Il faut beaucoup de temps pour arriver à refaire surface, pour réussir à ressentir les souvenirs de notre vraie vie ailleurs, pour que cela se précise (il faut une trentaine d’années en général). Je me sens bien loin de l’intuition vague de ma jeunesse !

Mode de vie

Nous sommes un peu moins d’un milliard d’individus. Beaucoup sont disséminés dans la galaxie, occupés à œuvrer pour le développement des populations du secteur dont ils ont la charge, mais notre planète, qui est un peu une planète sanctuaire, continue d’être habitée par une population qui reste à plein temps sur la planète, ainsi que par les équipages des vaisseaux qui viennent se ressourcer. Une très grande partie de la population planétaire habite dans des cités sous-marines. D’autres, un peu moins nombreux, vivent dans de grandes cités lacustres qui flottent à la surface des grands océans. Quelques uns, beaucoup moins nombreux, habitent sur la terre ferme ou dans des stations spatiales.

Il y a beaucoup de ruines, de lieux sauvages, et un très grand centre urbain (construit en forme de roue à huit rayons) qui sert de mémorial à notre peuple ainsi que de capitale. C’est un peu le lieu de rassemblement officiel pour les occasions importantes. Nous y assurons aussi l’entretien, les recherches scientifiques et l’extraction de ressources. Il semble que l’atmosphère soit devenue toxique pour nous, mais rien n’est très clair à ce sujet.

Il n’y a plus personne dans les colonies sur les autres planètes, car notre peuple a ressenti le besoin de se rassembler pour se restructurer, en plus de s’amender auprès des populations autrefois occupées.

Nous ne connaissons pas la propriété privée, que nous jugeons inutile, sauf lorsque celle-ci est justifiée par un aspect sentimental et/ou relationnel (comme les souvenirs par exemple). Si quelqu’un a besoin de quelque chose, nous le lui donnons. Les besoins quotidiens sont centralisés. Tout le monde travaille pour tout le monde. Ce que j’ai vu de plus proche chez les humains, c’est le modèle militaire. Chacun est affecté à un poste selon ses capacités et ses envies, et personne ne travaille pour son intérêt personnel, car nous avons conscience que les intérêts du groupe sont indirectement nos propres intérêts. Et nous vivons cela à l’échelle planétaire.

Nous passons la moitié de la journée à la production, chacun selon sa fonction, puis l’autre moitié en formation, à étudier et à échanger sur des sujets scientifiques ou philosophiques.. C’est une généralité bien sûr, nous savons aussi nous organiser selon les besoins du moment.

Nous ne mangeons pas comme les humains. Nous buvons une sorte de lait un peu pâteux, qui contient tout ce dont nous avons besoin pour vivre. Manger comme les humains n’est pas désagréable il est vrai, mais cela semble très archaïque pour nous.

Le mensonge n’existe pas, la parole existe mais est très peu utilisée aujourd’hui. Tout se transmet directement de pensée à pensée par des images mentales. Nous utilisons encore des sons gutturaux au cours de chants traditionnels (que les chants des moines tibétains me rappellent beaucoup) ou pour marquer une émotion, une réaction (la surprise, la déception, etc.), des sons qui peuvent être articulés comme de vieux restes de langage verbal.

Nous vivons dans la bienveillance les uns envers les autres, en nous disant les choses franchement (dans un contexte télépathique, c’est forcément le cas), et chacun entend ce que l’autre a à dire avec recul, sans passion.

L’ignorance et la peur n’existent pas vraiment, en tout cas pas comme sur Terre, et le savoir est universel et constitue notre principale source de plaisir.

Notre monde est régit par des lois bienveillantes qui tiennent compte du bien-être de tout le monde. Ce ne sont pas des lois juridiques à proprement parlé, ce sont plutôt des principes philosophiques enseignés depuis l’enfance. Chacun s’y soumet de bon cœur, volontairement, avec la pleine conscience de faire partie d’un tout. Il est difficile d’expliquer ce qu’on ressent face à une idée qui semble vrai, juste et bonne. Il n’y a pas besoin, comme chez les humains, d’argumenter en s’appuyant sur les travaux de ceux qui sont considérés comme experts sur une question. C’est une conviction instantanée que c’est l’opinion la plus juste.

La société chélonienne n’est pas une démocratie, mais plutôt une aristocratie, ou les meilleurs d’entre nous font autorité dans les questions délicates de la gestion sociale, qui est minimisée au plus strict nécessaire. En effet, nous préférons que les gens se gouvernent eux-mêmes, mais cela n’est pas toujours possible pour des raisons pratiques. C’est pour cela que nous avons une sorte de conseil des sages pour donner leur avis et des décideurs qui sont chargés de prendre des décisions pour tous lorsque c’est nécessaire, mais en dernier lieu, pour des cas urgents et graves.

Les groupes qui ont des opinions différentes vivent en paix dans le respect les uns des autres, sans conflit, et les échanges d’idées contraires sont vécus avec le délice de découvrir quelque chose de difficile à aborder, comme un défi lancé à l’esprit. Personne ne cherche à avoir le dessus sur l’autre.

Chaque individu à conscience du groupe. Personne ne fait donc passer son intérêt personnel au détriment du groupe. Nous vivons en quelque sorte dans ce que certains appellent un esprit de ruche. Si un groupe est minoritaire dans ses ambitions, il se sépare du groupe principal pour fonder quelque chose ailleurs. Il n’est pas chassé par la majorité, il comprend qu’il a d’autres voies à suivre, qu’il doit tenir son rôle de pionnier, qu’il a d’autres projets à entreprendre et la séparation se fait sans violence et sans rejet, de façon naturelle.

Les gens se touchent très peu, par sensibilité tactile et aussi un peu par pudeur. Les marques d’affection sont donc réservées aux êtres les plus intimes et à l’abri des regards, car nous sommes très pudiques. Nous connaissons aussi l’extase, comme les humains au cours du rapport sexuel, sauf que pour nous, c’est simplement d’être serré l’un contre l’autre qui nous fait ressentir cela, grâce à notre sensibilité tactile. L’expérimentation de la sexualité humaine, même si nous prenons un corps humain, souffre de grandes limites. C’est un type d’échange difficile à aborder ! Le ressenti en est beaucoup trop cru, manquant de raffinement et de subtilité. Pour nous, le ressenti est trop brutal. Mais c’est intéressant !

J’ouvre ici une parenthèse pour parler d’une danse nuptiale qui est une sorte de tradition chez nous. Même si le fait de danser peut sembler étrange aux Chéloniens (du moins à la façon des humains), il existe une sorte de danse martiale, très codifiée, qui mélange subtilement le contraste opposition/attirance et qui ne se danse, bien entendu, qu’en « couple ». C’est une forme douce d’arts martiaux adaptés à la danse, pour y donner un mouvement moins cassant, plus sensuel, sans pour autant être érotique. Tout se joue sur l’équilibre des corps et sur l’idée de cheminement vers l’autre : tu m’intrigues, je m’approches prudemment, je te reconnais, je m’allie à toi et je veille sur tes arrières. Même s’il existe un ensemble de mouvements qui sont toujours les mêmes, il y a une grande part d’improvisation pour savoir quel mouvement l’autre va exécuter, ce qui demande une grande symbiose dans le couple. C’est à cela qu’on reconnaît qu’un couple est bien assorti.

Notre sexualité est un échange énergétique, dédié uniquement au relationnel intime. Disons que nous avons davantage une vie sensuelle que sexuelle. Quand je parle de couple, je parle davantage de binôme, qui partage certes des sentiments d’attachement et de loyauté particuliers, mais pas dans le but de fonder un foyer, comme chez les humains. Notre reproduction se fait en laboratoire. Cela fait déjà plusieurs milliers d’années que nous avons séparé la fonction reproductive de l’acte de communion. Nos enfants sont élevés dans des centres de maturation, en croissance accélérée en cuve. Ils sont en contact avec leurs géniteurs tous les jours, pour avoir une source d’équilibre affectif, afin de garder un lien émotionnel et pour recevoir instruction et éducation. Les reproducteurs ont cette fonction spécifique d’assurer la perpétuation de l’espèce en s’occupant de la reproduction et de la maturation des nouveaux Chéloniens, en collaboration avec ce qu’on pourrait appeler des psychologues, des éducateurs et des enseignants. Les géniteurs ont la fibre parentale davantage que les autres, même si comparés aux humains ils auraient l’air d’être très indifférents à l’égard des plus petits. Les besoins psycho-affectifs des petits Chéloniens sont plus importants que chez les adultes, mais moins importants que ceux d’un humain adulte, par comparaison. Les reproducteurs prennent en charge une quarantaine de petits. Ces grandes fratries développent l’esprit communautaire et fraternel dans la société chélonienne. Le « frère ou la sœur de cuve » (bien que ne partageant pas la même cuve) est une notion très importante pour un Chélonien. Voir les humains confier la vie des enfants à leurs seuls parents, en matière d’enseignement et d’éducation, est une chose assez choquante pour nous, car nous y voyons un risque important de la perpetuation des défauts des parents sur les enfants et la culture d’un austracisme malsain. Nos enfants ne sont pas la propriété de leurs géniteurs, ce sont les enfants de la communauté et ils sont aussi la communauté, ils sont ce qu’elle deviendra. Nous n’en faisons pas ce que nous voulons, nous les aidons à se conduire en conformité avec leurs valeurs personnelles pour le bien commun et à se retrouver eux-mêmes. Et je dis bien retrouver, car il s’agit de se souvenir de qui ils ont été dans une vie passée. C’est un processus qui est similaire à celui des lamas tibétains qui reconnaissent la réincarnation du Dalaï-Lama, lorsque l’enfant reconnaît des objets qui lui ont appartenu dans sa vie précédente.

Quand un être vivant évolué meurt, il garde avec lui sa mémoire émotionnelle (comme tous les êtres vivants évolués), qui est liée à son esprit, qui fait partie de lui, mais sa mémoire physique est perdue avec son corps. Ses données personnelles (connaissances, mémoire historique, informations générales ou personnelles) sont en partie conservées tout au long de sa vie dans une sorte de conscience commune (un peu le même principe qu’internet, une sorte de cloud) qui fait partie du processus télépathique, pour qu’elle ne soit pas perdue à la mort, soutenue en plus par un support physique (sur le même principe qu’un disque dur) mais qui ne constitue qu’une sécurité en plus, qui n’est utilisée que par la personne afin de retrouver une trace de souvenirs précis dont elle pourrait avoir besoin, surtout ses souvenirs personnels, qui ne regardent qu’elle. Quand l’essence d’un Chélonien réintègre un corps, ses géniteurs discernent les pensées de l’enfant qui sont en lien avec sa vie passée et sont chargés d’établir une sorte de profil de l’enfant, que les proches d’une personne disparue, en recherche de celle-ci dans les centres de maturation, vont pouvoir consulter afin de retrouver la personne. Le processus de remémoration consiste à signaler la présence de l’individu à ceux qui l’ont connu et les échanges télépathiques feront le reste. Lors des retrouvailles, les informations reçues, collant parfaitement avec la mémoire émotionnelle de l’enfant, sont rapidement réappropriées par le partage des souvenirs et des émotions vécues ensemble. C’est un processus qui a lieu aussi pour les ETI, même s’il est beaucoup moins efficace du fait que nous vivons dans un corps étranger qui nous brouille l’esprit en partie. Je me rappelle un moment de ma vie passée où je me suis approché d’une cuve dans laquelle j’ai vu une petite Rana, qui a ouvert les yeux quand je me suis approché et qui s’est mise à me dévisager avec un regard particulier que j’ai tout de suite reconnu. C’était Tali, qui s’était réincarnée récemment. Elle ne se souvenait plus vraiment de moi, mais l’émotion si intense partagée dans un tel moment nous indiquait à tous les deux qu’on se connaissait déjà depuis bien longtemps.

Il y a donc partage des informations, mais pas forcément de toutes les expériences de la vie. Toutes les informations ne sont pas intéressantes pour tout le monde et il n’est pas grave d’en oublier certaines. Ce qui est intéressant est, de ce fait, connu et exploitable (comme une piste, une indication, partagée entre tous), mais nécessite d’être expérimenté pour être pleinement acquis, et le reste des informations est laissé de côté. Les informations qui ne sont pas intéressantes pour tout le monde sont en générale les détails insignifiants de la vie privée d’un individu et il n’y a que ceux qui ont partagé la vie de la personne qui peuvent éventuellement s’en souvenir.

Dans ce transfert d’informations il y a la possibilité de poursuivre rapidement ce qui a déjà été vécu. On pourrait se dire qu’il est gênant que tout le monde sache tout sur tout le monde. Mais d’une part, savoir qui a fait quoi n’est pas forcément intéressant, et d’autre part, les gens vivent avec un certain recul sur leur histoire, et l’assument parfaitement. Ils savent qu’ils ont fait ce qu’ils ont pu, il ne jugent donc pas les autres, ni eux-mêmes. Savoir que quelqu’un a fait quelque chose de négatif n’est donc pas gênant, car chacun sait que « c’est la vie ». Il y a un certain détachement par rapport à ce qui s’est produit. D’un côté, on a rien à cacher, de l’autre, il n’y a rien à regarder en quelque sorte. Cela crée un équilibre respectueux. De plus, on parle là d’êtres qui vivent à un niveau d’évolution qui est supérieur à celui des humains. Donc ici, tout le monde fait preuve de bonne volonté pour le bien commun : pas de vol, de meurtre ou de viols, rien qui fasse honte.

Pour en revenir à notre développement, nous n’avons donc pas vraiment d’enfance. Elle est très rapide et consacrée au réapprentissage de toutes nos connaissances. Nous sommes semi-conscients durant cette période. Nos géniteurs nous entourent de leur affection à ce moment là en nous soutenant affectivement et émotionnellement dans une période qui est très intense. Nous gardons des « parents » bien que technologiquement nous n’en n’ayons plus vraiment besoin. Nous avons tout le patrimoine génétique en réserve pour pouvoir créer toute sorte d’individus. Mais ayant commencé à fonctionner comme cela, nous avons rapidement pris conscience, comme les Ranas nous en avait mis en garde, que nous prenions le risque de perdre toute individualité, et toute la vraie richesse de la diversité (d’autant que le clonage militaire commençait à prendre une trop grande ampleur à ce moment là). Le fait d’avoir des géniteurs bienveillants assure un certain équilibre psycho-affectif. Il existe aussi des individus créés spécifiquement pour une activité donnée selon les besoins de la société, mais cela est plus rare.

Vient ensuite le moment où nous sortons de la cuve définitivement, pour suivre une rééducation physique (nos muscles sont encore en grande partie atrophiés, n’ayant pas encore servis et n’ayant été soutenus durant leur développement que par des moyens artificiels).

Ce sont alors les géniteurs, tenant compte de l’avis et des besoins de la communauté, qui prennent en charge leur enfant pour une courte période. A partir du moment où il a récupéré tout son potentiel, l’individu rejoint son groupe pour jouer son rôle dans une sorte de « service commun », où il va apprendre à servir sans compter, en faisant confiance à la bienveillance et à la sagesse de sa communauté. Il s’oublie pour les autres en quelque sorte, pendant un temps relativement court, sous la supervision de ses géniteurs, qui le surveille de loin car ils sont là pour s’occuper des petits avant tout et il faut laisser sa responsabilité au jeune qui débute sa vie. Ensuite vient le temps de la pleine autonomie, ou de la vie d’adulte, où l’individu est capable de prendre ses propres décisions et de les assumer, car il a pris conscience de lui-même et des autres dans un tout cohérent. Le lien parents-enfant laisse place au lien communautaire, la transition se faisant sans douleur et sans aucun sentiment d’abandon.

Musique

Contrairement à la musique sur Terre, qui est très variée avec beaucoup d’instruments et de rythmes, la notre (je parle pour mon espèce) est une suite de sons vibrants qui procurent une vive émotion, une émotion qui nous plonge dans une transe hypnotique, avec un rythme lent qui rappelle un souffle, une respiration, du genre de la symphonie des planètes1 ou des chants des moines tibétains, mais avec juste deux ou trois sonorités en variation lente de fréquence. Puis une sonorité s’efface doucement au profit d’une autre. Cette forme de musique en dit long sur notre comportement social, elle nous ressemble beaucoup : calme, unie, concentrée sur l’instant présent, une chose à la fois. Nous évitons les sons aiguës, qui agressent notre ouïe. Nous n’avons pas de musique de variété. La musique a un caractère presque sacré et nous ne l’utilisons que dans un usage noble (jamais en bruit de fond).

Nous aimons bien certaines musiques humaines, car elles peuvent être très prenantes, et nous la sentons à l’intérieur de nous-mêmes, surtout celle qui utilisent des basses fréquences, étant très attirés par les bruits sourds qui vibrent fort.

La plupart des musiques humaines ont un caractère assez bestiale, guerrier, d’autres sont très creuses et insignifiantes, comme les musiques commerciales, d’autres provoquent des états de transe un peu comme les nôtres. Nous regardons avec beaucoup de curiosité le phénomène de la danse chez les humains, car pour nous, la musique nous fait « danser » comme les herbes qui suivent le mouvement du vent dans les prés, mais la complexité des danses humaines et leur diversité nous étonnent toujours, même après des décennies d’observation (pour moi).

Enfin, il faut préciser que pour les Chéloniens, la musique est une forme de nourriture, comme nous nous nourrissons aussi de certaines lumières et de certaines odeurs, les vibrations des sons participent à la restructuration biologique et au rétablissement physique. Mais les humains connaissent déjà plus ou moins ça, avec les effets vibratoires des bols tibétains.

Ma vie normale

Habituellement, lorsque je ne suis pas en insertion parmi la population d’une planète, je vis à bord d’un vaisseau chélonien, de taille moyenne, ni une station spatiale ni un vaisseau mère, mais plus un long-courrier qui voyage d’un système à l’autre, qui est équipé pour diverses missions et qui porte de plus petits vaisseaux, notamment ceux des Ranas qui sont avec nous.
Durant l’équivalent d’une journée (de chez moi), je travaille sur une console de gestion d’analyse d’informations. Une projection 3D avec capteurs de mouvements me permet de bien visualiser mon travail, qui consiste à traiter des informations recueillies par divers moyens à bord du vaisseau, comme lors du scanne de planètes, des envois de drones ou de sondes d’exploration ou d’utilisation de capteurs d’infrastructures pour analyser d’autres vaisseaux (pour des opérations de sécurité par exemple). Je suis connecté mentalement à l’ordinateur de bord (qui pourrait être décrit comme une sorte de conscience artificielle, difficile à décrire ici) et tout l’équipage est tenu au courant en temps réel des bénéfices de mon travail grâce à nos capacités télépathiques, mon rôle étant de faire un premier tri sur les informations pour en extraire les plus pertinentes. L’information est aussi accessible via des terminaux comme le miens. Même si je suis chargé de faire un premier tri, l’intégralité des informations reste toutefois accessible à tous les membres d’équipage selon leurs besoins spécifiques.
Je travaille dans la même équipe que Tali, mais elle s’occupe plutôt des relations avec les autres peuples et les informations qu’elle gère sont plus sociologiques que techniques, contrairement à moi. Je me suis souvenu très clairement, un jour où je me promenais en montagne, de ce que je ressentais lorsque je parcourais des planètes sauvages avec elle et notre équipe, à la recherche de vestiges anciens, ou de plantes indigènes, ou pour aller à la rencontre de populations primitives pour connaître leur culture (nous ne nous chargeons pas des premiers contacts, nous n’assurons que la consolidation des relations interplanétaires). C’est excitant de pouvoir marcher avec ses compagnons, les yeux grands ouverts pour trouver des choses intéressantes. Contrairement à Tali, la botanique n’est pas mon fort et lorsqu’elle m’amène avec elle pour chercher une plante, elle me transmet par télépathie les caractéristiques de ce qu’elle cherche, ce qui me donne une occasion d’apprendre quelque chose facilement. Je vois mentalement ce qu’elle cherche, avec beaucoup de détails. C’est comme un flash visuel régulier qui me fait un peu penser à la lumière d’un phare maritime dans la nuit. Mais cela ne fonctionne pas aussi bien dans ce corps humain qui n’est pas adapté à une télépathie aussi fluide.

En dehors de ces moments de travail, j’ai un petit compartiment individuel où je peux me reposer ou étudier. Ce sont mes quartiers, qui sont assez minimalistes et austères, semblable à l’espace individuel à bord d’un sous-marin ou d’un porte-avion, mais c’est très rassurant et reposant, en tout cas pour un Chélonien (nous aimons bien les espaces très restreints et dans certains vaisseaux c’est un simple tube dans un mur).

Les différents apprentissages (tout ce qui ne nécessite pas une pratique physique) se font sur simulateurs. Nous ne sommes pas encore assez avancés spirituellement pour faire cela uniquement par télépathie et nous utilisons donc encore notre technologie.

Je passe le plus clair de mon temps à bord de ce vaisseau, mais je suis obligé de passer du temps sur ma planète d’origine pour me rééquilibrer physiologiquement en y restant quelques « mois », où j’ai tendance à m’ennuyer. Les cycles jours/nuits n’existent pas durant les voyages spatiaux, et même si nous pouvons les recréer artificiellement à bord des vaisseaux, un retour à la vie naturelle nous fait toujours du bien.

Nous sommes à peu près une centaine à bord de ce vaisseau, avec principalement des Chéloniens et des Ranas, car nous travaillons souvent ensemble, ainsi que quelques autres que je pense être des Zetas (les gris), mais je ne suis pas sûr. J’ai déjà rencontré un « médecin » Zeta que je suppose être de mon équipage, puisqu’il était venu vérifier mon état physique durant la nuit et qu’il était accompagné d’un garde chélonien.

Accessoirement, nous cherchons aussi à surveiller nos adversaires et nous servons un peu de « police galactique », mais ça n’est pas vraiment un rôle absolu, tous les équipages des vaisseaux de la confédération des mondes libres participent au maintient de l’ordre, chacun ayant conscience que c’est une responsabilité commune, pas privée.

Symbole de Regulus pour les Chéloniens

La roue à 8 rayons est le symbole des Chéloniens. Elle représente notre étoile, Regulus, mais il y a une signification symbolique plus profonde. J’ai longtemps ignoré pourquoi mais j’ai fini par en avoir l’explication : le cercle représente l’unité, comme si nous n’étions qu’un seul corps. Les rayons représentent le travail de chacun fourni qui est mis en commun dans l’intérêt de tous, concentrés sur un même objectif. C’est un peu un symbole de collaboration fraternelle. Je ne sais pas pourquoi il est important que ça soit une roue à 8 rayons, et non 6 ou 7. Peut-être est-ce en rapport avec 8 planètes autour de Regulus et cela ferait donc référence à mon système stellaire. Où peut-être travaillons nous par équipe de huit ? Je n’ai aucune certitude à ce sujet.

Les extraterrestres évolués sont télépathes et n’ont donc pas besoin de symboles en général, mais les Chéloniens venant de passer au quatrième niveau d’évolution, ont encore gardé quelques habitudes culturelles, dont celle-ci. Il est toujours réconfortant pour moi de voir une roue à huit rayons sur mon chemin, comme un clin d’œil de mes amis pour me dire que je ne suis pas tout seul même dans les situations difficiles du quotidien. Ce n’est pas très important car notre union télépathique est largement suffisante, mais c’est un petit bonus qui n’est pas désagréable !


1NASA Voyager Recordings