Être un extraterrestre (ou les vrais qualités d’un extraterrestre)

Pour être sûr d’être un extraterrestre il ne faut pas déplacer des objets à distance, pratiquer couramment la télépathie ou avoir d’autres super-pouvoirs. On ne trouve tout ça qu’au cinéma ou dans les documentaires sur les extraterrestres ! Le monde extraterrestre est souvent paradoxal, et les humains tombent toujours dans le panneau des clichés, qui répondent à leurs désirs de grandeurs, mais qui ne correspondent pas à la simplicité de la vie. Il faut bien reconnaître que lorsqu’on vit comme du bétail, il est normal de fantasmer sur un monde meilleur. C’est comme ça que les premiers contacts avec des extraterrestres sont devenus des contacts avec des dieux alors que ce n’était pas du tout l’objectif, et les hommes leur ont prêté des capacités qui ne sont pas forcément réalistes. Cette déviance systématique par la divinisation de l’inconnu est à mettre en lien avec le culte du Cargo1.

Je me demande souvent « que peut-il y avoir de plus banal, de plus insignifiant et de plus transparent qu’un ETI ? », à part un autiste peut-être ? Les deux se ressemblent souvent ! S’entendre dire que si on ne sait pas faire des choses extraordinaires on est pas d’origine extraterrestre, est quelque chose que j’ai déjà vue avec l’autisme. On ne m’a pas fait le coup, comme à d’autres autistes, de me jeter des allumettes par terre en me demandant de les compter d’un seul coup d’œil, mais on m’a dit, « si tu étais autiste, tu ferais ceci ou cela » (d’extraordinaire, pour épater la galerie), « sinon, c’est que tu ne l’es pas »… et pourtant j’ai bien été diagnostiqué autiste asperger ! Certains esprits humains sont encore très superficiels et en quête de sensations fortes, mais la simplicité de la réalité les dépasse toujours. Les extraterrestres qui viennent en mission sur Terre viennent travailler sérieusement, pas dans l’idée de faire du spectacle.

Donc il faut se demander : pourquoi avoir des super-pouvoirs ? À quoi cela servirait-il ? Il va de soi que dans la nature première d’un extraterrestre, ces choses là peuvent exister. Mais ces capacités sont reliées aussi à son corps. Quand on utilise une enveloppe humaine, on est soumis aussi à ses contraintes physiques, avec toutes ses limitations, et la plupart du temps, nous trouvons préférable de rester dans un cadre naturel plutôt que de devoir retoucher la génétique pour atteindre un niveau semblable à ce que l’on peut vivre durant notre vie d’extraterrestre. Et puis surtout, quelle expérience de la vie humaine pourrions-nous faire si nous étions en quelque sorte « suréquipés » ? Cette expérimentation n’aurait plus aucune valeur. Nous sommes là aussi pour découvrir l’humanité et apprendre à travers elle. Nous avons choisi d’avoir pour un temps un destin commun, que nous voulons assumer le plus pleinement possible, afin d’aider les humains à trouver des voies de développement.

Pour simplifier, si nous pouvons y arriver, les humains le peuvent aussi, et nous pouvons servir à baliser le chemin.
Je suis un extraterrestre enfermé dans une vie humaine, je cherche à rentrer chez moi, à rejoindre « la Source », et le chemin que je prendrai sera le même que pour un humain lambda, afin que cet humain puisse se retrouver lui-même, à un niveau plus évolué. On peut étudier les humains de l’extérieur, mais il n’y a rien de plus efficace que l’expérimentation de l’intérieur. De plus, selon le principe qui dit que « l’observateur influence l’expérience qu’il observe », il est plus précis d’inclure un observateur qui s’ignore dans l’expérience. Il est très important pour nous d’apporter des conseils qui collent au plus près des réalités humaines.

Les vraies qualités d’un extraterrestre en mission sur Terre sont la bienveillance, le sens du devoir, l’équité, la non-dualité, l’amour, le sens du bien commun, le sens du sacrifice si nécessaire, Le reste, pour moi, n’est que du flan, même s’il est vrai qu’il semblerait que beaucoup d’ETI aient une capacité spéciale pour ce qui concerne la guérison physique.


1Le culte du cargo est un ensemble de rites qui apparaissent à la fin du XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle chez les aborigènes, […]en réaction à la colonisation. Il consiste à imiter les opérateurs radios américains et japonais commandant du ravitaillement (distribués par avion-cargo) et plus généralement la technologie et la culture occidentale (moyens de transports, défilés militaire, habillement, etc.), en espérant déboucher sur les mêmes effets[…]. En effet, les indigènes ignorent l’existence et les modalités de production occidentale ; dès lors, ils attribuent l’abondance et la sophistication des biens apportés par cargo à une faveur divine […].
Source : Wikipedia