Comme un portrait robot

Voici comment j’en suis venu à passer d’une vie seulement humaine à une « double vie » humaine/extraterrestre. Les souvenirs de nos autres vies sont ancrés en nous, qu’on soit d’origine humaine ou extraterrestre, mais ils sont maintenus dans notre inconscient, comme c’est le cas pour tous les humains.. C’est ainsi que l’on procède afin de ne pas nous déranger durant la première moitié de notre vie pour poursuivre correctement notre expérimentation de la vie humaine. Il n’y a rien que nous ne sachions déjà, il faut juste un déclic pour s’en souvenir.

Le fait est que quelque chose subsiste de notre vie passée. Il y a des choses qui font écho en nous. La méthode pour faire remonter toutes ces informations à la surface, consiste à être à l’écoute de ce que l’on ressent. Ensuite il faut l’audace de s’aventurer dans cette idée là, prendre le risque de voir ce que cela donne si on se lâche et qu’on se fait confiance. Pour un humain lambda, franchir ce pas est sans conséquence. Il était humain comme il l’est encore aujourd’hui. Mais la prise de conscience que durant des vies passées on a été non-humain, sur une autre planète, change à jamais notre vie d’humain actuelle. Cette prise de conscience va influencer la vie quotidienne. La nature extraterrestre de l’esprit de la personne va inlassablement refaire surface, plusieurs fois dans une même journée, parce que c’est la nature profonde de la personne. Un équilibre finira par s’installer, où l’on vivra une partie de la journée en tant qu’humain, sans trop penser aux extraterrestres, et il y aura un moment où l’on mettra de côté la nature humaine pour se consacrer essentiellement « aux affaires étrangères », comme je m’amuse à les appeler.

Autant la prise de conscience des vies passées d’un humain peut ne pas avoir trop d’incidence sur son quotidien, autant la prise de conscience de la nature extraterrestre d’un ETI le bouleverse à jamais et plus rien n’est jamais pareil. On ne peut plus revenir en arrière après cela.

Mais il ne faut pas s’en inquiéter, car il est agréable de voir jaillir une partie de soi en toute liberté là où avant elle ne s’exprimait qu’à travers un râle triste au fond de soi. Une fois que le voile est ôté, on respire bien mieux, en quelque sorte.

La façon de procéder pour se souvenir de ses vies antérieures est un peu comme celle d’un portrait robot. On prend une partie après l’autre, on teste plusieurs choix possibles, et on est attentif au moment où quelque chose fait tilt en nous.
Par exemple, quand j’ai vu le nom « Regulus » sur mon logiciel d’astronomie, cela a littéralement aspiré toute mon attention, et quelque chose en moi m’a dit « c’est là ! ».

Idem pour mon apparence, j’ai visionné beaucoup d’images d’extraterrestres (des fausses, c’est vrai, mais très bien réalisées cela dit). Au bout d’un moment, une ou deux images ont émergées dans ma conscience comme étant celles qui étaient les plus proches de la réalité. Je voyais comme des flashs, des images mentales involontaires, qui revenaient régulièrement.
Mais je n’ai pas cherché cela, c’est important de le dire. Il ne s’agit pas de le faire consciemment. On cherche juste à se ressourcer, parce que la vie seulement humaine nous étouffe. en cherchant des images ou de descriptions d’autres mondes, et un jour, parmi toutes ces données, certaines vont ressortir de façon inattendue.

La première fois que j’ai vu Kamino dans Star Wars, avec les Clones et Taun We, je n’ai rien remarqué pendant de longues années, car c’était trop tôt, il fallait que je vive ma vie humaine. Et puis un jour tout est ressorti, il y avait une impression de « quelque chose de familier », je m’imaginais là bas et je me sentais chez moi. Et cette pensée revenait sans cesse, m’apportant beaucoup de soulagement et de réconfort.

Cette impression de familiarité est essentielle pour nous aider à retrouver les souvenirs d’une vie passée, mais aussi pour reconnaître notre vraie nature, et notre origine, pour ceux qui sont des ETI. L’avantage pour les ETI est que la nostalgie du passé perdu et la conviction d’être toujours un étranger vont amplifier ces ressentis. Il s’agit de la mémoire émotionnelle. Mais elle ne vient pas facilement du premier coup. Il faut engranger beaucoup d’informations et voir celles qui remontent à la surface, et parmi celles-ci, celles qui perdurent dans le temps. C’est ainsi que j’opère un tri entre ce qui me concerne et ce qui ne me concerne pas.

Au bout d’un moment, morceau par morceau, le « portrait robot » commence à prendre une forme cohérente et satisfaisante, qui correspond plus ou moins à la réalité, mais comme les vrais portraits robots, ce n’est pas comparable, en qualité, à une vrai photo. Cela reste un peu approximatif et il peut toujours subsister quelques erreurs. C’est pour cela qu’il est important de prendre avec un peu de recul les informations que l’on peut lire sur internet, y compris celles que je donne. Il faut apprendre, et c’est valable dans toute gestion de l’information, à dégager les grandes lignes et à mettre un peu de côté les détails. Trop souvent, sur des détails, les gens passent à côté de quelque chose d’important pour eux, parce qu’ils ont voulu respecter à la lettre une procédure. D’autres se brouillent pour trois fois rien en fonction de leurs convictions et cela finit en querelle de clochers.

Il faut arriver à sentir les choses, plus que de les appréhender seulement par la logique. Quand j’emploie des termes comme « coordinatrice », « centre de contrôle », « police galactique », c’est l’idée qui est importante, c’est la notion qui s’en dégage, pas le terme en lui même. Chez nous il n’y a ni nom, ni mots, car c’est l’image qui est transmise mentalement qui est importante, par l’intermédiaire de l’émotion. C’est ce que je traduis ensuite avec des mots humains, basés sur des analogies avec des choses que tout le monde connaît, pour tenter de faire comprendre ce que je perçois.

Mais le plus difficile dans tout ça, c’est d’oser se faire confiance, d’oser y croire, et de tenter l’aventure.